IV. — TRAITEMENT ULTÉRIEUR
L'œuvre chirurgicale terminée il faut pour la parfaire: améliorer deux fonctions presque toujours insuffisantes :
la phonation, la mastication.
1° La phonation laisse toujours à désirer. Nous laissons. tout à fait de côté les troubles phonétiques dus au mauvais voile, nous n’envisageons que ceux qui sont liés à une mauvaise lèvre et l'absence des incisives supérieures.
L’articulation des consonnes dites labiales B et P exige un bon fonctionnement des lèvres. Il faudra donc développer l'appareil musculaire de cette lèvre, l’assouplir et la rendre plus active. On y arrivera par la mécanothérapie. La ièvre sera massée régulièrement et l'enfant la mobilisera au maximum. On lui fera faire la moue, des grimaces, on lui fera passer la langue derrière la lèvre supérieure et exagérer la position à donner aux lèvres pour l'obtention des voyelles.
Les consonnes dites dentales F, V, S, ne sont bien prononcées que s’il existe des incisives. On sera ainsi obligé de lui faire porter un appareil de prothèse dentaire, mais il est inutile d’y avoir recours avant que la deuxième dentition
ne soit effectuée.
20 La mastication est parfois défectueuse. En effet, les deux maxillaires supérieurs sont atresiés et même lorsque le tubercule médian a été refoulé en bonne place, l’arcade dentaire supérieure ne déborde pas l’arcade inférieure comme - normalement. I! n°v a pas engrènement des dents et l’articulé-
est défectueux.
LVTONES
Le traitement sera orthodontique lorsque l'écart entre les deux arcades n’est pas trop grand. Ce traitement est toujours très long.
Dans les autres cas on aura recours à un appareil dentaire. Celui-ci est d’ailleurs presque toujours nécessaire au niveau -de la région incisive.