‹ Traitement du Lupus Vulgaire Suivant les IndicationsChapitre 42 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le traitement général a une importance capi-: tale dans le traitement du lupique; non pas tant en vue de la guérison du lupus que pour la santé future du malade.

II. — Les traitements locaux qui donnent de bons résultats sont : il

La méthode de Finsen, la scarification, l’ablation chirurgicale, la cautérisation par les cautères et les caustiques, la scarification ignée.

On ne peut, a priori, adopter un de ces traitements à l'exclusion de tous les autres. Il y a lieu de faire un choix entre eux suivant les caractères du lupus et la situation sociale du malade.

III. — La méthode de Finsen est indiquée dans la plupart des cas.

Cependantle lupus des muqueuses ne peut être soigné par cette méthode.

De plus, les habitants de la campagne et les pauvres non hospitalisés sont dans l'impossibilité de l'employer.

Ces réserves faites, on peut dire que par la rapidité relative de son action, par l'excellence des cicatrices qu'elle donne, la méthode de Finsen reste de tous les traitements employés dans la thérapeutique du lupus le plus recommandable.

IV. — Les scarifications donnent des cicatrices plus parfaites, peut-être, que toute autre méthode. Aussi les emploiera-t-on principalement dans le lupus des orifices (nez, lèvres, oreilles), surtout chez la femme.

Leur action sur le lupus vorax est énergique et rapide. Mais en général, elles agissent beaucoup plus lentement que les rayons de Finsen.

Elles sont applicables à tous les malades riches ou pauvres, de la campagne ou de la ville.

V. — L'ablation chirurgicale suivie de l'application de greffes, ou de la réunion par première intention des bords de la plaie, est indiquée dans le cas de :

«) Lupus non exedens, rebelle, soigné en vain par les autres méthodes ;

8) Très petit lupus du visage : la suture en ligne droite bien faite laissant des traces à peine visibles ;

7) Lupus du tronc ou des membres ;

s) Pertes de substance, à réparer par des autoplasties.

Les méthodes chirurgicales agissent rapidement.

SH

Les cicatrices sont souples et ne génent pas les mouvements. Mais elles sont incomparablement moins belles que celles données par la méthode de Finsen et la scarification.

VI, — L'ignipuncture constitue un traitement rustique, mais les cicatrices qu'elle donne sont rarement belles.

Elle est contrindiquée dans le lupus des orifices, à cause des rétractions cicatricielles qu'elle peut provoquer.

Elle est indiquée surtout dans le traitement du lupus des membres ; combinée avec le raclage et les caustiques, elle donne des guérisons satisfaisantes.

À la face, en combinant l'ignipuncture avec la scarification on obtient des résultats très suffisants.

L'air chaud semble avoir une action analogue à celle des pointes de feu.

La scarification ignée en masse est indiquée surtout dans les cas de lupus rebelle inopérable. Les cicatrices sont très satisfaisantes s’il n'y a pas eu suppuration.

VIT. — Les caustiques ne doivent pas être considérés comme pouvant constituer un moyen unique de traitement.

Leur application est très douloureuse et suivie presque toujours de Ia formation de brides rétractiles.

Toutefois, employés à titre d'auxiliaires d'autres

traitements (scarification, ignipuncture, raclage), ils peuvent rendre des services

Le nitrate d'argent, le permarnganate de potasse et l'acide lactique peuvent être ainsi utilisés avec profit.

VIII. — Le raclage est réservé pour le lupus du tronc et des membres. Ses résultats ne sont jamais définitifs et doivent être améliorés par l'ignipuncture et la scarification.

IX. — Les injections locales médicamenteuses ne donnent pas de guérisons définitives.

Le calomel améliore rapidement les formes de lupus à infiltration profonde et aspect éléphantiasique.

X. — Les courants de haute fréquence, l'électrolyse, les rayons Rœntgen ne guérissent pas le lupus.

XI. — Les essais de sérothérapie ont tous échoué jusqu’à ce jour.

NusrEé Doyen, Vu : Le Président de la Thèse, BROUARDEL. RAYMOND.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, GRÉARD.

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