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RACHITISME DE LA SECONDE ENFANCE A SA PHASE DE DÉBUT

Il débute, en général, vers la fin de la première année. Les lésions sont à cette époque tout à fait discrètes, et ce n'est point pour des déformations osseuses que les petits malades sont conduits au médecin.

Il s’agit le plus souvent de gros enfants au tonus muscu- * Jaire très diminué, qui, depuis quelques temps, pâlissent: deviennent grognon, recherchent l’immobilité.

Dans d’autres cas, c’est parce que l'enfant ne fait pas ses dents qu une maman vient consulter.

Quelle que soit la raison qui inquiète les parents, on trouvera presque toujours dans les antécédents du petit malade des troubles digestifs variés, plus ou moins intenses, persistant depuis deux ou trois mois.

Ce peuvent être de petites poussées de diarrhées, alternant avec des périodes de constipation, ou bien encore des vomissements, des dermatoses en rapport avec un mauvais fonctionnement intestinal.

Tous ces troubles sont la conséquence.d’erreurs de réaimes. Celles-ci varient à l'infini.

Un enfant de dix mois, nourri au biberon, mange de la soupe depuis l’âge de six mois.

Un autre, élevé encore au biberon, buvait à cinq mois,

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un litre de lait ; à 16 mois, il en absorbe deux, auxquels viennent s’ajouter trois bouillies.

Tel autre est au sein, il a neuf mois ; à la suite d’une remarque faite à la maman, par une personne non qualifiée, on a décidé de donner depuis deux mois trois biberons supplémentaires.

Sous prétexte de rendre le lait plus « rafraichissant » ou plus nutritif, on lui incorpore toutes sortes de farines qui étalent leur réclame à la quatrième page des journaux.

L'hygiène de l'enfant est fort défectueuse, les bains sont : rares sinon inconnus ; il passe sa vie dans sa voiture et ne connaît pas la promenade quotidienne au grand air.

Si on examine attentivement ces petits malades on constate : au niveau du crâne une fontanelle de grandeur anormale avec ramolissement des os à son pourtour. Parfois 1l nous est arrivé de percevoir, en palpant la suture sagittale, comme un double bourrelet séparé par un petit sillon : signe qui traduisait l’épaississement des bords des pariétaux.

L'éruption des dents est en retard et il n’est pas rare de voir un enfant de 10 ou 1 | mois n’ayant qu’une ou deux incisives, parfois même pas du tout.

À ce stade de début, les déformations du thorax consistent en un élargissement anormal de sa base. La palpation montre à l'union du cartilage avec l'extrémité antérieure des côtes une petite nodosité. Les côtes sont de plus perçues molles et flexibles dans toute leur moitié antérieure.

Le ventre est gros, mou, étalé : véritable ventre de batracien. [l existe au niveau du tronc et des membres une hypo-

tonie particulière en rapport avec une myopathie rachitique.

À la hauteur des cartilages de conjugaison des os de l’avant-bras, on a nettement l’mpression que le squelette est augmenté de volume et dans certains cas le bourrelet rachitique : la nouure, est visible à la simple inspection. L'’élargissement des régions diaphyso-épiphysaires se rencontre encore mais avec moins de netteté à l'extrémité inférieure du tibia et du fémur.

La radiographie précise les lésions osseuses et montre : Incurvation de la ligne diaphyso-épiphysaire.

Le signe de l'os bordé.

Un retard dans l'apparition des points d'ossification. (Pour interpréter avec précision ce dernier symptôme, il faut que la puissance de pénétration des rayons employés soit connue.)

L'examen du sang renseignera sur la valeur de l’anémie qui est très fréquente pour ne pas dire constante.

En général il y a abaissement de la valeur globulaire avec globules rouges au nombre de 4.500.000.

Dans la formule blanche, il y a une augmentation notable du nombre des mono-nucléaires.

Plus rarement on sera un présence d’anémie grave avec diminution des globules rouges atteignant 3.000.000 et leucocytose marquée.

L'étude chimique du sang indique dans la majorité des cas une hypocalcémie légère, 80 à 90 milligrammes de calcium par litre de sang au lieu de 90 à 100, chiffre que l’on trouve normalement.

Quant à l’hypophosphatémie, elle est quasi constante et

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