CONCLUSIONS
1°) Si dans les formes légères, à évolution très heureuse, le rachitisme guérit spontanément sans laisser de traces, dans l'immense majorité des cas cette affection est justiciable d’une thérapeutique active ; et les résultats obtenus seront d'autant plus satsfaisants que le traitement aura
été mis.en œuvre tôt.
2°) Le traitement du rachitisme ne doit pas être univoque et à chaque modalité clinique de la maladie corres-
pond une thérapeutique nettement déterminée.
a) Rachitisme des premiers mois ou cranto-tabès.
Ïl sera traité par les rayons ultra-violets.
b) Rachitisme de la seconde enfance à son stade
de début.
Le traitement idéal consiste en conseils d'hygiène individuelle, correction de régime, rayons ultra-violets.
— On pourra substituer, si la saison le permet, une cure hélio-marine à l’héliothérapie artificelle.
—— Ou encore utiliser certaines préparations phosphorées ou calciques adrénalinées ; mais dans la règle les résultats obtenus grâce à cette méthode seront moins satisfaisants que ceux fournis par l'emploi des radiations ultra-
violettes.
c) Rachitisme en évolution avec signes cliniques évidents.
Interdire la marche.
UT ja
Même thérapeutique que précédemment, mais la continuer plus longtemps. ,
d) Rachitisme en évolution avec grosses déformations.
Ne pas employer d'emblée les rayons ultra-violets ou la cure hélio-marine.
ÏIl faut, outre les prescriptions hygiéno-diététiques, redresser jar des appareils plâtrés successifs les diaphyses imfléchies. La correction obtenue, il est nécessaire de maintenir celle-ci pendant plusieurs mois. Pendant cette période, utiliser des appareils amovibles, type celluloïd et faire, soit des rayons ultra-violets, soit une cure hélio-marine.
e) Rachitisme fixé.
Les traitements médicaux et orthopédiques sont devenus impuissants : seule l’ostéotomie en remaniant les diaphyses peut redonner une forme acceptable.
f) Rachitisme svphilitique.
On fera à la fois un traitement contre l’hérédo-spécifité
et contre les lésions rachitiques qui seront traitées comme
nous l’avons décrit plus haut.
3°) Prophylax'e du rachitisme.
a) Observation rigoureuse des règles d'hygiène alimentaire et individuelle. Pour ce faire, rechercher le plus possible l'alimentation au sein. Conseils aux mamans par infirmières visiteuses, surveillance étroite et éclarée des nourrissons élevés au biberon.
L'enfant aura chaque jour un bain et fera une promenade dans un milieu ensoleillé ou bien éclairé.
b) Emploi de certains moyens chimiques ou organiques exerçant une action préventive :
Huile de foie de morue simple ou phosphorée.
Adrénaline.
Enfin et surtout la lumière : bain de soleil ou héliothé-
rapie artihcielle par l’emploi des rayons ultra-violets.
VU, le Doven, Vü, le Président de Thèse, RoOGER. OMBRÉDANNE.