RÉSULTATS DU TRAITEMENT
Résuitats immédiats, pendant le truitement
En général, dans la première semaine du traitement, le malade ne ressent pas d'amélioration notable. Parfois même, il est plus fatigué, les membres sont plus douloureux. On masse et on mobilise, souvent avec une certaine force, des articulations - sensibles; il n’y a donc rien d'étonnant à ce que le sujet souffre un peu. Mais, au bout de quelques jours, lé mieux s'accuse. Les douleurs nocturnes ont disparu après les premiers mouvements forcés; le malade se sent plus dispos, ses ‘articulations fonctionnent mieux et cette amélioration s'accuse progressivement pendant la deuxième et Ia troisième semaines L’appétit et les forces reviennent, le malade peut prendre nn exercice utile,
Pendant la quatrième semaine, les douleurs reparaissent sonyent, la fatigue se fait sentir; le malade peut se déconrager croyant perdre ce qu'il a gagné, Il
faut le rassurer en lui affirmant qu'il s’agit là de la fatigue du traitément; cele-ci disparaîtra après quelques jours de repos en faisant place à l'amélioration réellement acquise.
Dans cette dernière semaine, il faut éviter les mouvements pénibles, les massages prolongés, les bains de vapeur répétés et en général tout ce qui peut augmenter la lassitude du sujet. On insistera sur les bains de mer chauds, les affusions, les effleurages légers, ete.
Résultats éloignés
Dans les cas légers, le sujet part guéri au point de vue fonctionnel, et très amélioré au point de vue géné- ‘al; à condition de surveiller son régime et de mener une vie active cette guérison se maintiendra.
Dans les cas plus invétérés, il est évident qu’un rhumatisant articulaire chronique ne peut être guéri après un mois de cure. Mais l’état général est meilleur, les mouvements sont plus faciles, ‘les membres ont repris une partie de leur force.
Si le sujet veut suivre les conseils du médecin, il va s’améliorer régulièrement, Les conditions dans les-
quelles il se trouve sont, en effet, complètement transformées. Il était plus ou moins impotent, craignant le moindre mouvement, dormant mal, n'ayant pas d’appétit, pas d'énergie, et maintenant il se sent plus vigoureux, plus dispos; ses articulations ont retrouvé une
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certaine souplesse, ses muscles plus de force; il va pouvoir fadire un certain exercice, ét, par là même, entretiendra et perfectionnera le résultat obtenu.
A la fin du traitement, il faut prévenir le malade que, pendant dix ou quinze jours, il va éprouver une sorte de fatigue générale, de lassitude.
Pendant ce temps, il devra se reposer et ne faire que les mouvements nécessités par les besoins journaliers de l’existence (pour s'habiller, manger, ete.). Ensuite, commencera une période d'amélioration progressive aussi bien de l'état général que de l’état local. Pour tirer le meilleur parti de la cure, on conseillera au rhumatisant de retour chez lui:
1° Un régime approprié;
2° Un exercice régulier au grand air (marche, etc.) ;
3° De la gymnastique de chambre (exercices d’assouplissement de toutes les articulations et de tous les
muscles du corps), spécialement'le matin, au moment où les membres sont plus raides.
4° Deux ou trois fois par mois, surtout en hiver, un grand bain à 38° contenant quatre ou cing kilos de gros sel.
5° Autant que possible une vie active, La sédentarité est l'ennemie du rhumatisant.
Lorsqu'on revoit les malades qui ont suivi ces conseils un ou deux ans après leur traitement, on est étonné des changements survenus. On peut dire qu’ils ont retrouvé la joie de vivre et qu’ils sont transformés,
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La pratique constante des exercices gymnastiques contribue même à restituer en partie la forme normale, des articulations (par suite du jeu régulier des os, des ligaments, des muscles, des tendons, et de la disparition de l'œdème et des suffusions périarticulaires.
Beaucoup de malades, contents du résultat obtenu, reviennent tous les ans faire une cure de quinze jours pour maintenir cette amélioration.