‹ Traitement du Spasme de l'Œsophage par la FaradisationChapitre 30 sur 31 · CHAPITRE VI Le · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI Le

> ES De

Quelle explication peut-on donner de ce fait el l répété un nombre considérable de fois, incontes à savoir : que la décontracture de l'œsophage suit im diatement la faradisation? Il en est une facile, c'es suggestion. + # L'ASIE

Chez certains neurasthéniques ou hystériques on ne peut pas nier que les actions psychiques réfle n'interviennent parfois dans les résultats obtenus : connait des cas, où une émotion vive a suffi pour amener la cessation brusque du spasme ou une amélioration spontanée. Tout le monde sait combien la confiance du malade est un élément précieux, presque indispensabl en matière de suggestion, Mais, ici, comment pourraitsil en êlre queslion à propos de malades qui ne savaiéni pas ce qu'on allait leur faire, à qui personne n'’ava vanté préalablement la faradisation comme une mé cation sûrement efficace? D.

Brunelli, d’ailleurs, ayantfaituneexpérienceclinique; dit que lorsque, même à l'insu de la malade, il apportait des modifications dans le mode opératoire : diminution d'intensité du courant ou suppression complète, chan- ©"

gement de forme du courant (galvanique ou faradique),

ï eutions dans la den 1 semble donc bien qu'il faudrait être un partisan 1 trance de la suggestion pe ne. fee en repousser

Le a une action propre, curalive sur l'élément ismodique. Voilà pourquoi nous avons eu envie

nterroger les physiologistes à ce sujet.

% Laissons parler Kronecker!: « Si on tétanise chez des hiens, à l'aidede courants induits, leglosso-pharyngien, Bon ne peut provoquer de déglutitions, ni en versant de u dans la bouche, ni en irritant les nerfs lar yngés supérieurs. Chez le lapin, il est facile de démontrer ’en iwritant le nerf laryngé supérieur et immédiatent après le premier acte de la déglutition, le glosso-

pharyngien, l’æsophage reste au repos. » Le glosso-

fe,

sat p aryngien provoque donc par voie réflexe l’arrêt d’une

olutition et la décontracture de l’œsophage. Il en est nerf inhibiteur comme l'avait déjà découvert Meltzer. On pourrait done se demander si les courants induits ortés au niveau du cou, dans celle région que nous avons limitée, répondant exactement aux parois latérales u pharynx, ne vont pas, à travers la couche musculaire qui les en sépare, irriter les terminaisons du glosso- » pharyngien dans la muqueuse du pharynx. Nous aurions } une grande tendance à le croire, à cause des résultats cliniques analogues que l’on obtient par la faradisation

! Journal de physiologie (1900).

Rte percutanée et la faradisation intra-pharyngée. Car, si dans la première l'excitation du glosso-pharyngien est douteuse, il est certain que dans la seconde elle l'est moins. L'électrode pharyngien, d’une longuët

est moins. L’électrode pharyngien, d'une longueur

telle qu'il serait difficile de le porter plus bas que la

limite inférieure du pharynx, se trouve à ce niveau en < g

contact avec les terminaisons sensitives de la neuvième

pare.

Voilà pourquoi peut-être, dans un cas (obs. XIIT), la cessation du spasme, qui semblait se faire attendre après la faradisation du cou, a suiviimmédiatement la faradisation intra-pharyngée. M. le D' Garelne s’est pas servi souvent de ce dernier mode d’électrisation, n'ayant eu qu'à se féliciter du premier. Morrell Mackenzie y avait recours chaque fois, dit-il, que les autres moyens Jui étaient infidèles. ,

On pourrait encore concevoir, par analogie avec ce quise passe notammentpour l'estomac (Morat, Doyont), qu'il existe des fibres d'arrêt — pour l’æsophage — méêlées aux fibres motrices, dans le tronc du vague et que ces fibres soient excitées lors de la faradisation du cou. Mais on ne trouve nulle part aucun fait expérimental démontrant l'existence de ces fibres d'arrêt

pour l’œsophage.

Cliniquement même, Brunelli, qui a cherché à excitt le vague par les courants faradiques, n’a eu que des résultats peu satisfaisants : la déglutition n’était normale que pendant le temps de l'excitation.

Il semble donc plus rationnel, d’après les connais-

! Arch. de physiol, 1895.

a pris ‘ ph rsiologiques actuelles, Sent la pensée de

e professeur agrégé Doyon, d° interpréter la cessadu spasme œsophagien par une action réflexe, l'excitation du glosso-pharyngien constitue un

ple; néanmoins, il est possible tee d’ autres nerfs n LE HR de même. |

= “le ue souvent, esl te une affection gra

longue durée, réclamant une intervention énerg1i

jf rapide. LES te 2 El TES |

IT. Le cathétérisme est une ethoue ordinaire

É longue, pénible, parfois dangereuse, surtout da SATER cas : où elle est employée comme moyen de diagn S

Page 1