‹ Traitement du Tétanos: Par les Injections Phéniquées Methode De BracelliChapitre 29 sur 34 · OBSERVATION XXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXII

Edowes. (ruérison Lancet London, 16 janvier 1897

Homme quarante et un ans, se fit le 19 mai une blessure au gros orteil, provenant d’un clou de son soulier. Le 2 juin, la blessure se mit à suppurer un peu; le 9, il ressentit une légère raideur de la mâchoire inférieure et de la nuque : les symptômes allèrent en s'aggravant et, le 13, l'état était le suivant :

Trismus presque absolu: les liquides seuls pouvaient passer : rigidité des muscles du dos; le 14, au matin, trismus complet aux douleurs intenses dans les muscles de la mâchoire inférieure, opisthotonos, et un peu de contracture des parois abdominales. Extrémités supérieures intactes. Miction normale ; intelligence intacte, déglutition facile, alimentation par les liquides, facilitée par l'absence de nombreuses dents.

Traitement : Chloral et bromure de potassium toutes les quatre heures. P.— 66. T, — 98 degrés Farenheit.

Le 15, contracture des muscles de la face : vives douleurs dans la colonne vertébrale. Miction normale. Constipation. Pouls et température comme le 14.

Le 16, élat stationnaire.

Le 17, mouvements convulsifs du tronc simulant le hoquet : contracture exagérée du cou et du tronc : faiblesse des membres supérieurs : sensibilité de la colonne vertébrale : la constipation cessa à la suite de l'administration d'un purgatif,

Le 18, les spasmes convulsifs étaient plus fréquents, et la respiration était anhélante : le traitement suivant fut institué : diète lactée; 10 grains d'hydrate de chloral et de bromure de potassium furent administrés toutes les deux heures; 5 minims d'une

Les, FN solution à > pour 100 d'acide phénique furent injectés matin et soir,

Le 19, à 10 heures du matin, le pouls était à 66, et la température à 100° 8 Farenheïit : le malade était plus calme, les convulsions moins fréquentes et moins fortes, Diminution de la contracture des muscles de la nuque, de la poitrine et de l'abdomen.

Le Lo, les convulsions furent très modérées pendant la nuit : plus d'opisthotonos; la bouche pouvait être ouverte, mais pas assez pour laisser passer la langue. L'état du malade s'améliora considérablement pendant l'après-midi, les injections d'acide phénique furent réduites à une seule par jour et le chloral et le bromure furent donnés toutes les trois heures,

À partir du 21, la température et le pouls étaient normaux : les injections furent interrompues, et le malade recouvra la santé

d'une façon continue.

OBSERVATION XXII Livio Metlelli, Cas de quérison de lélanos par les injections hypodermiques d'acide phénique Supplemento al Policlinico, 15 octobre 1898.

Un cultivateur âgé de vingt el un ans vint se plaindre à lui le 1 mai de difficulté à avaler. Dix jours auparavant, il avait subi une meurtrissure au gros orleil. Au bout de dix heures, 1l présen- Lait les signes caractéristiques du tétanos : trismus, opisthotonos, contracture des museles thoraciques, el commencement de suffocation. Il avait une sueur profuse.

T,—38 degrés. P. — 110. Le troisième Jour, il avait (rois injections d'une seringue de Pravaz d'une solution à 4 pour 100 d'acide phénique : on répéla ces injections le quatrième Jour et le cinquième jour; le sixième jour, il eut. dans les vingt-quatre heures, cinq injections d'une solution à 5 pour 100: à partir de ce moment il commença à se rétablir lentement, et le trate-

ment du sixième jour fut continué pendant quinze jours, Aucun

symptôme d'empoisonnement ne se produisit el, en cinquante

jours, le malade fut complètement guéri.

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