OBSERVATION XVI
(Personnelle).
Canet (Marie), couturière, âgée de 54 ans, a une névraigie sciatique droite datant de trois ans.
Elle est sujette à des refroidissements fréquents et leur attribue la cause de son mal.
Au début, la douleur partait de la fesse, au niveau de la sortie du nerf sciatique de l'échancrure, et descendait jusqu’au talon en suivant le trajet du nerf. Un point très douloureux à l’émergence, un autre au creux poplité, un autre au talon avec irradiation au petit orteil. Pas d'amaigrissement, pas d'atrophie.
Les douleurs n'étaient pas continues, elles survenaient par crises, pendant lesquelles la malade marchait très difficilement, boitait et été forcée de se servir de canne. Le repos au lit lui était intolérable au bout de quelques heures, et l’obligeait à se lever. Les accès névralgiques s'amendaient par quelques minutes de marche dans la chambre,
Vésicatoires, pointes de feu, et potions morphinées furent employés sans résultats,
Il y a quinze mois, la malade vient à la chnique de M. le Professeur Bergonié. Elle suit assidûment pendant vingt jours les séances d'électricité. Séances de 20 minutes, trois fois par semaine. Pôle négatif à la fesse, et pôle positif au niveau de chaque point douloureux pendant 5 minutes. Courant galvanique, de 35 milliampères.
Dès la 3° séance, la malade ressent de l'amélioration; le séjour au lit est devenu to!érable; au bout de quelques séances nouvelles, {a malade peut s'occuper de ses travaux de ménage.
Au bout de vingt jours de traitement, la malade était bien améliorée, ne souffrait qu'à de rares intervalles, à la suite de grandes fatigues ou de changements de température, si bien qu’elle se considérait comme presque
guérie,