‹ Traitement Électrique de la Névralgie SciatiqueChapitre 33 sur 49 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

(Personnelle)

Nonimau (Eugène), âgé de 35 ans, tonnelier, n'a pas d'antécédents rhumatismaux. Pas de goutte, pas de syphilis, pas d'hémorrhoïdes,

Il y a cinq ans, il fit une chute; la région lombaire reçut un choc violent sur un robinet. Un mois après, il ressentit une violente douleur siégeant à la fesse droite, au niveau de l'émergence du nerf sciatique, au niveau du trochanter; cette douleur suivait la face postérieure de la cuisse jusqu'au creux poplité, puis le bord externe de la jambe jusqu'à la malléole externe. Malgré ces douleurs, il faisait son travail. Ce n'était qu'après une fatigue excessive que les douleurs devenaient intolérables.

Des pointes de feu furent appliquées sur la cuisse et la jambe sans grands résultats.

H y a trois ans, le malade fit une période de 28 jours à l'armée. Il fatigua beaucoup Les douleurs augmentèrent, et nécessitèrent son entrée à l'infirmerie. Le médecin militaire prescrivit l'application de vésicatoires, de teinture d'iode, qui améliorèrent temporairement le malade.

Etat actuel : 7 janvier 1892. — Douleur limitée et très vive au niveau

de Ja dernière vertèbre lombaire, augmentée par la pression.

ae

Pas de déformation du bassin. Pas d’atrophie du membre. Un peu d’hypoesthésie le long du trajet du sciatique. Pas d'anesthésie. Courant gal. vanique de 40 milliampères. Pôle négatif au niveau de la masse lombaire.

Pôle positif maintenu pendant 5 minutes sur le point fessier, et 5 minutes sur/le point péronier. Trois séances par semaine.

Quinze séances : guérison.

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