‹ Traitement Électrique de la Névralgie SciatiqueChapitre 7 sur 49 · PAPA RS · texte numérisé non relu

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cine de rechercher expérimentalement l'efficacité de l’électrothérapie, fait connaître dans un mémoire un cas de sciatique douloureuse double, et datant de deux ans, améliorée par l’électricité. Il commençait le traitement par le bain électrique, dont il augmentait peu à peu la durée jusqu’à trois heures par jour. Mais, peu convaincu de l'efficacité de la méthode, il recommande en même temps l’emploi d’autres médications.

Trois ans plus tard, Mazars de Cazelles (1) donne trois observations de sciatiques rebelles, guéries par l'électricité statique.

Signalons aussi les recherches de Cassius (2) sur l’action thérapeutique de l'électricité négative.

En réalité, aucune règle fixe ne guide ces premières recherches;

on opère au hasard des pôles, les idées anatomo-pathologiques les plus fausses règnent partout; c'est tantôt pour soutirer les fluides animaux trop condensés que l'on tire des aigrettes lumineuses de la région douloureuse, tantôt pour chasser l'humeur interceptée.

La découverte de la pile fait totalement abandonner l'électricité statique; les travaux de Galvani et de Volta font entrer l’électrothérapie dans une phase nouvelle. Galvani, d'accord avec son neveu Aldini (3), a l’idée d'appliquer le courant de la pile au traitement de la sciatique, mais il ne fait aucune recherche clinique. Le premier, Grapengiesser, de Berlin, applique la pile au traitement des sciatiques, et publie quelques observations. Mais le peu d’activité de la pile primitive, le défaut de cons-

tance du courant, rendent compte du petit nombre des observa-

(1) Mazars de Cazelles.— Mémoires sur l'Électricité Médicale, Toulouse, 1780-1783.

(2) Cassius. — Thèse de Paris, an XU, n° 60.

{3) Aldini.— Essai théorique et expérimental sur le galuanisme. Paris, an xt.

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tions, qui sont rapportées dans les thèses de Béringier (1814) et de Samazeuilh (1815).

Sarlandière (1) introduit dans la pratique l’électropuncture, que Magendie, par son talent et par l'autorité de son nom, contribuera quelques années plus tard, puissamment à vulgariser. !

Kruger, professeur à Helmstadt, employa en 1744 cette méthode. Deux ans plus tard, Jacob Herman Klyn guérit par l’électropuncture une femme atteinte de sciatique.

La lecture du Mémoire de Sarlandière engagea Fabré-Palaprat à faire essayer sur lui-même la galvanopuncture contre une affection nerveuse dont il guérit en quelques mois. Fabré-Palaprat donna une traduction de l’ouvrage de Labaume intitulé : Du galvanisme appliqué à la médecine, et donna le résumé d’un certain nombre de sciatiques guéries par la méthode de Sarlandière. |

Patronné par Magendie, ce nouveau traitement fit de rapides progrès : Thèses de Bally (2), de Meyraux (1825), de Brossaud (3) (1828).

Constantin James (4) cite cinq observations de sciatiques rebelles et douloureuses guéries en dix ou douze séances de galvanopuncture, Nous avons résumé ces observations au chapitre IT. | |

Hermel (5) et Hirtz (6) citent également, de leur côté, quatre

cas de guérison.

(x) Sarlandière. — Mémoires sur l'Electropuncture. ‘Paris, 1825.

(2) Bally. — L'électropuncrure dans les névralgies. Th. Paris 1824.

(3) Brossaud. -- Essaï sur les diffirentes espèces d'électricité appliquées au traitement des affections nerveuses et rhumatismales. Th. Paris 1828.

(4) Gazette médica'e de Paris 1840.

(5) Hermel. — Fournal des connaissances médico-chirurgicales. Paris 1844.

(6) Gazette médicale de Strasbourg 1 847.

La vogue de PElectropuncture dura vingt ans, de 1825 à 1845; elle fut rejetée de la médecine, et passa dans le domaine de la Chirurgie (anévrysmes, tumeurs).

Du reste, la découverte des courants induits par Faraday, leurs effets thérapeutiques jettent dans l’oubli l’électropuncture. Duüchenne, de Boulogne (1), avec son esprit remarquable d’obsérvation et son vrai génie clinique, se servait d’un appareil électrique à courants induits, et ses études cliniques sur l'électrothérapie constituent une science parfaite. Il traitait là névralgie sciatique par la fustigation électrique, produisant aïnsi une action dérivatrice et salutaire.

Becquerel (2), Hiffelsheim, en France, et Remak (3), en Allemagne, attirèrent vers la même époque l'attention des médecins sur les propriétés médicales des courants continus.

Delbosc (4) publia de nombreux succès de Becquerel, et il y ajouta quatre succès personnels obtenus en dix séances.

Depuis, de nombreux exemples favorables sont venus s'ajouter à ceux déjà publiés. Jaccoud (5), Onimus et Legros (6), Constantin Paul (7), en France, et plus tard Erb, én Allémagne, et bien d'autres employèrent l'électrisation par les courants continus et obtinrent d’heureux résultats.

« Aujourd’hui, les faits généraux sont admis sans conteste, et si

quelques divergences existent encoré, elles ont trait moins au

(1) Duchenne, de Boulogne.— Union médicale 1850.— Mémoires sur l'électricité. (2) Becquerel. — Trait des applicutions de l'électricité à la thérapeutique 1857. — Société méd. des hôpitaux, 26 nov. 1856:— Académie de médecine, 8 nov. 1859. .(31 Remak: — Galvanothéräpie.

(4) Delbosc. — Thèse de Paris 18617.

(5) Jaccoud. -- Dict. de méd, et de chirurgie pratiques. Art. Electricité. (6) Onimus et Legros: — Traité d'Electricité médicale. Paris 1872. (7) Constantin Paul, — Leçons orales faites'àla Faculté dé méd. 1872:

fond qu'à la forme, moins à l'action indéniablement favorable qu'exerce le courant électrique continu, qu'au meilleur mode d'application de ce courant. (Doumer) ». |

Dès lors, une foule de travaux paraissent sur le traitement électrothérapique de la sciatique.

Glatz (1) fait paraître dans le Bulletin général de thérapeutique, de 1877, une note concernant le traitement des névralgies sciatiques rebelles par les courants continus combinés avec l'hydrothérapie (douche écossaise). Cinquante-cinq cas de sciatiques rebelles à tout traitement ont été guéries par ce moyen.

Signalons aussi Rockwell (2), dont nous ne parlerons pas au chapitre II, car cet auteur ne nous semble pas avoir encore su choisir entre les différents modes de traitement électrothérapique. Il a essayé tous les traitements, dans la névralgie sciatique : galvanisation, faradisation localisée, galvanisation et faradisation combinées, sans nous donner sa préférence personnelle. Aussi, si nous en parlons, dans cette étude sur la sciatique, n'est-ce qu'à un titre purement historique.

La plus importante des publications parues en ces dix dernières années est certainement celle de Steavenson (3). Nous donnerons la traduction des 64 cas de sciatique guéris par cet auteur.

Avant Steavenson, Gibney, de New-York, avait attiré l’atten-

(1) Glatz. — Bulletin général de thérapeutique, Paris, 1877.

(2) Rockwell, — The interrupted galvanic current in the treatment of scratica. Med:Rec. N: V.1881.

(3) Steavenson. — 4 cas de sciatiques traitées avec succès par le galvanisme,

(The Lancet, 19 janv. 1884.)

— 60 cas de sciatiques traitées par le galvanisme. (The Lancet, 17 juillet 1886.)

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tion des médecins sur l'efficacité des courants continus à haute intensité dans le traitement de la névralgie sciatique.

À plusieurs reprises différentes, Gibney (1) présenta dés sciatiques guéries par le courant galvanique intense (strong). Devant l’Académie de médecine de New-York, le 6 février 1879, il présènta sa première communication et détailla l’histoire de 15 cas qui furent publiés dans l'American Practitioner en mars et en avril de la même année

Devant l'Association médicale américaine, réunie à New-York en 1880, il présentait une seconde communication et donnait les résultats de 32 cas publiés ensuite dans les « Transactions ».

Onimus (2), dans l’Unson Médicale, de Paris, 188$, vient confirmer les travaux de ces auteurs. Les courants continus ont dès lors droit de cité en thérapeutique.

Enfin, tout récemment dans Ke Bulletin Médical du Nord du 13 novembre 1891, M. Doumer donne des observations de scia-

tiques névritiques guéries par les courants continus.

te à (1) Gibney. — Galvanism in the treatment of sciatica. (American Practitioner) The strong galvanic Current in the treatment of Sciatica; the results in thirtytwo cases.

(2) Onimus. — De l'emploi des courants électriques dans les névralgies. Union

méd. Paris, 1885.

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