SAXON
mènes dits critiques : embarras gastrique, dépôts dans les urines, parfois diarrhée ou fièvre. La fatigue, l’anorèxie, le prurit sont la règle générale. La congestion cutanée accompagnée d’une vive chaleur fait paraître le bain froid et l’on voit les baigneurs réclamer le réchauffement d’une eau qu’ils avaient trouvée trop chaude. La poussée se termine par la disparition graduelle de l’exanthème, suivie de desquamation. G’est elle qui détermine la quantité et la diminution des heures du bain car, à partir du moment où elle a eu son maximum, on suit sa décroissance en diminuant les heures du bain; on « débaigne ». Aussi faut-il prolonger souvent le traitement pendant 25 à 30 jours si l’on ne veut pas partir avec des restes de poussée, ce qui serait sinon dangereux, du moins désagréable.
Spécialisation. — 1° Comme station climatique : les lymphatiques mous.
2 e Gomme station balnéaire : les lymphatides cutanées.
SAXON (Suisse-Valais, 476 mètres).
L’eau calcaire de Saxon est remarquable par la quantité d’iodures qu’elle renferme, 110 milligrammes par litre, associés à 41 milligrammes de bromures. C’est l’eau la plus iodurée connue.
La température est de 23 à 25 degrés. La saison dure du 1 er juin au 15 octobre.
Modes d’emploi :
1° Boisson. — On fait prendre au minimum dix verres d’eau et on va même jusqu’à vingt-huit, ce
qui représente cinq litres par jour. Il faut fractionner les doses, car les iodures sont éliminés rapidement. En sortant du lit, on boit deux ou trois verres, on va prendre son bain ou sa douche et l’on boit de nouveau trois ou quatre verres en se promenant pour faciliter la sueur et l’urination. Chaque verrée doit être séparée d’un quart d’heure ou de vingt minutes, et l’on doit cesser au moins une demi-heure avant le déjeuner. L’après-midi on recommence à 2 heures et on cesse une demiheure avant le dîner. La soif devient bientôt si vive que presque tous les malades se font porter de l’eau dans leur chambre pour boire dans la soirée ou pendant la nuit.
2° Bains. — On fait prendre deux bains par jour,, généralement assez longs.
Il existe une piscine froide.
3° Douches de tout genre, générales et locales.
4° Pulvérisations; inhalations.
Spécialisation. — Les engorgements ganglionnaires.
SAINT-ALBAN (Loire).
Les eaux sont très faiblement minéralisées, principalement par des bicarbonates de chaux, de soude et de fer. En revanche, elles renferment de grandes quantités d’acide carbonique libre, qui est recueilli et employé pour le traitement.
La température est de 16 à 17 degrés.