AIR MARIN
est donc très important de connaître le régime des vents de l’endroit où l’on doit faire une cure, puisque ceux-ci ont une si grande influence sur la qualité de l’air.
4° Composition chimique. — La composition chimique diffère de celle de l'air du continent en ce qu’il contient de l’ozone, c’est-à-dire de l’oxygène à l’état naissant qui est un excitant très actif de l’hématose. On a même constaté que l’ozone était beaucoup plus abondant sur le bord même de la mer que dans les terres ou en pleine mer. Aussi vaut-il mieux habiter sur les bords de la plage que partout ailleurs. Il renferme aussi du chlorure de sodium. Ce sel s’y trouve à l’état de véritable poussière aqueuse et en quantité d’autant plus grande que la mer est plus agitée. C’est un stimulant général qui en pénétrant dans le sang favorise son oxygénation.
5° Humidité. — L’atmosphère des côtes est toujours plus humide que celle des terres, mais cependant n’est jamais saturée. Cette humidité provient de ce que les vents en passant sur le Gulf Stream, qui baignent nos côtes, s’y échauffent, se chargent de vapeurs qui, sur les plages, se résolvent en humidité, en nuages et en pluie. C’est à l’humidité de l’air que l’on doit l’égalité de température du littoral, parce qu’il y a moins d’écart entre les maxima et les minima et aussi parce que ces écarts se font très lentement quand ils se produisent.
6° Pureté. — L’air de la mer est remarquablement pur, il est d’une virginité absolue, car il n’a jamais été en contact avec la moindre souillure.
gg LYMPHATISME.
Celte qualité primordiale a été démontrée d’une façon irréfutable. Les expériences d’Ingenhousz faites avec l’eudiomètre l’avaient amene a conclure que l’air de la mer était le plus pur, que celui de la côte se rapprochait le plus de sa purete, que dans l’intérieur des terres il était beaucoup moins pur et que dans le voisinage des marais ou des eaux stagnantes il présentait un degré d’impurete absolue.
M. Miquel (1) est venu préciser encore davantage ces recherches en faisant recueillir avec toutes les précautions exigées, de l’air de la mer, en plein milieu de l’Océan et en l’étudiant au point de vue bactériologique.
Il a trouvé les chiffres suivants :
Bactéries trouvées par 10 mètres cubes d air