‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 38 sur 113 · Miqoel. — Semaine médicale · texte numérisé non relu

Miqoel. — Semaine médicale

ACTION DE L’AIR MARIN

presque absolue, l’atmosphère qui a voyagé quelque temps à sa surface. Si l’air des districts montagneux est peu riche en microbes, il faut avouer que l’air qui parvient directement de la mer aux stations balnéaires, présente un degré de pureté comparable à celui des hautes régions atmosphériques.

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De toutes les qualités de l’air que nous venons de passer en revue, celle qui joue le plus grand rôle est certainement la pureté.

Il est tout à fait inutile de faire intervenir, comme on le répète si souvent à tort, les senteurs de varechs et les émanations de brome et d’iode. Il suffit qu’il soit pur. et c’est le principal. C’est grâce à cela qu’il est aseptique, qu’il stimule davantage la muqueuse pulmonaire en y faisant arriver plus d’oxygène. Cette stimulation détermine une augmentation de l’amplitude respiratoire ce qui fait qu’il y a dans un temps moindre une plusgrande quantité d’oxygène inspiré, au bord de la mer que dans l’intérieur des terres. Cette suractivité de la respiration est le premier phénomène que l’on observe, il est également le plus important, car c’est de lui que découlent tous les autres. Car en augmentant la richesse du sang qui se rend à tous les organes, il en accroît la vitalité et par suite le fonctionnement. Ce fait est très notable et s’observe dès les premiers jours qu’on habite au bord de la mer. •

L’appétit est augmenté dans des proportions incroyables, en même temps que la digestion est

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facilitée et que l’assimilation se fait plus normale. Cela est si vrai qu’on arrive à faire supporter aux enfants des médicaments que leur estomac n’aurait jamais tolérés auparavant. Le système nerveux est excité également et peut-être encore plus vivement.

Il se produit même parfois un tel éréthismë général qu’il y a un véritable état fébrile qu’on appelle fièvre ou poussée marine.

Son excitation porte surtout sur les fonctions de sensibilité et de motricité.

Aussi tandis que les malades épuisés ressentiront les meilleurs effets du séjour à la mer, il faudra néanmoins bien les surveiller. C’est ici surtout où il est important de bien s’assurer que la tolérance est établie, car il y a des susceptibilités nerveuses qui constituent une véritable contre-indication du séjour à la mer.

Mais, par contre, lorsque la tolérance est bien élablie, on voit se produire de véritables résurrections. Ainsi les jeunes filles pâles nerveuses, affaiblies par la vie du monde ou par l’air insuffisant des grandes villes y trouvent l’activité du corps et la diversion de l’esprit qui manquent à leur hygiène. Le mouvement imprimé à la circulation modifie chez elles l’alanguissement ou l’irrégularité de la menstruation. L’excitation de l’appétit et l’alimentation plus copieuse qui en résulte favorisent l’assimilation et calment les troubles nerveux auxquels elles sont si souvent sujettes.

On pourrait encore observer des phénomènes d’intolérance du côté des voies respiratoires, c’est quand, au lieu de la facilité de la respiration que nous signalions plusMut, il survient de l’irritation

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bronchique, de la toux, de la dyspnée. Dans ces cas, il faut quitter la mer au plus vite.

Accroissement de la taille. — Un fait encore assez peu connu et sur lequel le docteur Van Merris (1) a très justement appelé l'attention c’est l’accroissement que subit la taille sous l’influence de la cure marine. On sait que de cinq à seize ans environ la taille de l’enfant s’accroît de cinq à six centimètres par an en moyenne, quand le développement de l’enfant est normal. Or cet auteur a constaté que les enfants soumis à son observation avaient subi un accroissement moyen.de trois centimètres en deux mois ce qui représente l’équivalent dé ce qu’un enfant bien portant gagne en sept ou huit mois et de ce que ces enfants mettaient auparavant dix à douze mois à acquérir.

Accroissement du périmètre thoracique. —Les anthropologistes tels que Quételet, Pagliani (2) ont constaté que chez les enfants de cinq à seize ans, le périmètre thoracique augmentait de seize millimètres par an. M. Van Merris a constaté chez les enfants de troupe, qu’il soignait, une augmentation de dix millimètres en moyenne en deux mois de séjour au bord de la mer. Ce chiffre représente les deux tiers du développement annuel moyen, c’est-à-dire ce qu’un enfant bien portant met huit mois et ce que ces enfants mettaient auparavant un an à acquérir.

Accroissement du poids. — A l’étranger, surtout en Russie, en Danemark, en Hollande, en Italie et

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