‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 80 sur 113 · SAINT-NECTAIRE · texte numérisé non relu

SAINT-NECTAIRE

La durée du traitement est de 21 à. 25 jours environ.

On y fait la curé de petit-lait.

Modes d’emploi des eaux :

1° Boisson. — On donne la préférence généralement à la source Rouge , en raison de sa température (23 degrés) et de sa richesse en sels de fer et en acide carbonique. On la prend à jeun, si les heures des bains le permettent ou du moins à ùne certaine distance de l’heure des repas. Il faut, entre chaque verre d’eau, faire une petite promenade. La dose varie de deux à trois verres, jusqu’à six ou huit, mais il est rare d’atteindre ce chiffre.

Il faut avoir soin de boire dès que le verre est rempli afin de ne pas laisser échapper l’acide carbonique, et même, comme le dégagement de ce gaz est très rapide, il vaut mieux ne boire que la portion d’eau qui se trouve à la partie supérieure du verre et rejeter le resté. Dans toute autre condition, l’eau paraît lourde.

A la dose moyenne de deux à trois verres elle constipe. Au contraire, à la dose élevée de six à huit verres elle est laxative. L’effet le plus ordinaire est d’activer la sécrétion de l’urine, d’augmenter l’appétit et de favoriser la digestion.

2° Bains. — On emploie soit des bains chauds, soit des bains, tempérés. Les premiers sont bien moins souvent indiqués que les seconds. Ils exposent à des phénomènes congestifs du. côté du cerveau et à la poussée thermale , qui se manifeste surtout du côté de la peau.

Dans le bain tempéré, les malades éprouvent une

sensation de bien-être. Il ne doit pas dépasser

10 minutes à 1/4 d’heure pour les enfants et 1 heure pour les adultes. Au bout de 12 à 15 jours de traitement, il faut faire suspendre les bains pendant quelques jours pour les adultes. Chez les enfants on devra les interrompre, au bout de 3 ou 4 jours. Si l’on ne prescrit pas cette interruption,

11 survient des phénomènes de saturation, caractérisés par de l’agitation, de l’inappétence, de la tristesse, etc., qui obligent à interrompre la balnéation. Il vaut donc mieux le faire avant que cette saturation se soit manifestée.

3° Douches. — Les douches employées contre le lymphatisme sont surtout des douches à faible pression.

4° Lotions et fomentations. — On se sert pour cela de compresses imbibées d’eau minérale à la température ambiante qu’on applique sur les plaies, ulcères, ganglions, fistules et en général sur toutes les manifestations externes du lymphatisme.

Action thérapeutique. — Au bout de quelques jours de traitement, un sentiment de force et de bien-être se fait sentir et, avec l’énergie musculaire, l’appétit se réveille, de façon qu’on soit obligé de diminuer l’intervalle des repas. Les digestions sont normales, le sommeil est calme et réparateur, le sang circule plus vite, l’enfant sort de sa somnolence habituelle, ses yeux s’animent, il est vif, enjoué, son caractère change complètement. Les tissus reprennent de la fermeté. La blancheur mate de la figure fait place à un teint animé.

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