‹ Traitement immédiat des fractures des maxillairesChapitre 19 sur 28 · II. Suture osseuse · texte numérisé non relu

II. Suture osseuse

Ogservarion III

Fracture du marxillaire inférieur au niveau de la symphyse. — Arc.

L..., Jean, soldat de 2° classe, ...° d'infanterie, entré le 10 juin 1916, sorti le 27 octobre 1916.

Blessé le 7 juin 1916 à Avocourt par un éclat d’obus au niveau du menton et du bras droit.

Etat à l'entrée. — Plaie sous-mentonnière dans laquelle est introduit un drain, fracture du maxillaire inférieur entre canine et prémolaire droites, fracture linéaire simple; très léger déplacement du fragment gauche qui se trouve abaissé.

La radiographie révèle la présence d’une fracture de la branche horizontale du maxillaire inférieur au voisinage de la symphyse; un fil métallique réunit les deux fragments. Perte de substance osseuse au niveau du bord inférieur du maxillaire. Semis de poussières métalliques.

Traitement. — Lavages et pansement à plat.

Réduction de la fracture par massage et contention par arc.

20 juin 1916. — Pose d'un arc de contention après extraction des dents du bloc incisif.

L'ONHRPES

»3 juin. — Ablation du fil d'argent situé à la symphyse, curetage.

25 juin. — La consolidation étant obtenue, l'arc -est

enlevé et on pose une gouttière sans surélévation n1 ailette,

qu'on scelle.

Le blessé est envoyé en convalescence pendant un mois

et doit revenir.

OBSERvVATION IV

Fracture de la partie postérieure de la branche horizontale gauche du matillaire inférieur. — Suture du fil métallique. — Pseudarthrose.

W..., Auguste, vingt-six ans, soldat de 2° classe au ...* d'infanterie, entré le 22 février 1916, sorti le 21 avril

Blessé le 16 septembre 1914 à Autrecht, a reçu des soins successivement à Saint-Germain-en-Laye, à Poissy, puis à Versailles jusqu'au 19 novembre 1915.

A ce moment, obtient un congé de convalescence dé deux mois et demi, rejoint ensuite son dépot, puis est envoyé à l'hôpital de Lons-le-Saunier, et finalement dirigé sur Lyon.

Etat à l'entrée. — On constate la présence d’une cicatrice à gauche (entrée de la balle) d'une longueur de 3 centimètres et allant obliquement de l'angle du maxillaire inférieur gauche à la réunion du cou et du menton.

A droite, une autre cicatrice (sortie de la balle) d’une étendue de 2 centimètres, verticale, située sur la première prémolaire inférieure droite.

Il existe une fracture alvéolaire, consolidée, entre la canine et la première prémolaire inférieure gauche.

Une fracture de la symphyse, consolidée.

L'incisive latérale inférieure gauche semble être un qua trième degré, fistule à l’apex.

Enfin, on constate une fracture du corps du maxillaire inférieur gauche au niveau de la deuxième prémolaire infé-

-nieure gauche; fracture non consolidée, les dents manquent depuis la deuxième prémolaire gauche jusqu'à la dent de sagesse comprise de ce côté.

La canine inférieure gauche et la première prémolaire inférieure droite ont été arrachées par la balle.

Le blessé se présente avec une gouttière en vulcanite avec alette à droite, cette gouttière se prolonge jusqu’à la première prémolaire gauche par une extrémité de vulcanite articulant avec le haut. La gouttière est faite en métal estampé avec ailette métallique droite.

Le 22 février 1916. — Il existe une pseudarthrose du -maxillaire inférieur.

Les maxillaires sont en bonne occlusion.

La radiographie révèle la présence d'un fil métallique unissant les deux fragments. Raréfaction osseuse autour du fil, pas de suppuration. Le blessé refuse l’ablation du fil.

Evacué le 21 avril 1916 sur son dépôt.

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