‹ Traitement Local de la Douleur Rhumatismale Par Les Injections Anesthésiantes Sulfo-IodéesChapitre 19 sur 38 · I. — TECHNIQUE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

I. — TECHNIQUE GÉNÉRALE

L'’injection, suivant les données de LERICHE, LACAPERE, CADENAT et DUFOUR, FORESTIER, doit être faite contre les os, au contact des ligaments périarticulaires, toujours périarticulaire et jamais intraarticulaire. PAUZAT, qui a traité un rhumatisme polyarticulaire par une méthode mixte intra et périarticulaire, insiste sur le fait que les injections périarticulaires ont été plus efficaces que les injections intraarticulaires.

Ces données se confirment d’ailleurs par ce que nous apprend LERICHE : « La sensibilité d’une articulation est surtout une sensibilité périarticulaire ; l'injection d’une solution anesthésique dans une articulation, ne modifie pas la douleur » et d’autre part, FORESTIER, qui a pratiqué des injections d’iode dans l'articulation, signale des douleurs très intenses 2 à 3 heures après, pouvant nécessiter des injections de morphine.

L'injection doit donc se faire périarticulaire au point de la douleur exquise. « Si toute la région articulaire est diffusément douloureuse, nous dit LERICHE, il faut faire une injection périarticulaire large » — « l'injection en éventail de 6, 8, 10 injections, nous dit FORESTIER.

En résumé, injection profonde, au contact de l'os et des ligaments, strictement locale au point de douleur exquise — injection à tous les points douloureux, sont les données générales que nous allons appliquer maintenant à chaque cas particulier, en ce qui concerne les articulations.

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