‹ Traitement orthopédique des luxations congénitales de la hanche: Par la méthode de Lorenz modifiéeChapitre 24 sur 35 · LS PET ANT S EC RSS · texte numérisé non relu

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Par la simple comparaison de ces deux statistiques, on se rend compte immédiatement qu'il n'y a aucune concordance entre les résultats anatomiques et les résultats fonctionnels ou, plus exactement, qu'il n’est pas nécessaire d’avoir replacé la tête dans le cotyle même pour obtenir un résultat fonctionnel très satisfaisant.

Assurément, seule la réduction anatomique vraie peut donner un résultat fonctionnel absolument parfait; mais ce n'est pas une règle absolue; même si la réduction anatomique a été obtenue, 1l peut persister une très légère boiterie, et la plupart des transpositions donnent, dans ce cas, d’aussi bons résultats fonctionnels.

En effet, nos observations montrent d’une facon évidente que les transpositions antérieures donnent de très bons résultats fonctionnels. Le plus grand nombre des cas rangés dans la classe B concernent des transpositions. La transposition, à défaut de réduction vraie, sera donc très favorable.

L'analyse des résultats fonctionnels nous permet d'établir les proportions suivantes :

1° Les laxations unilatérales donnent 61,5 p. 100 de UE tats fonctionnels parfaits ou très bons;

2° Les luxations bilatérales donnent 28,5 p. 100 de rébule tats fonctionnels parfaits ou très bons.

Ces résultats doivent-ils être considérés comme définitifs ? Nous ne le pensons pas.

Tous les malades traités s’améliorent avec le temps, et l’on ne peut juger d’une façon vraiment éclairée le résultat obtenu que plusieurs mois après la fin du traitement. On voit ainsi s'améliorer d’une façon étonnante des cas qui, au début, paraissaient peu satisfaisants. D'ailleurs, à ce point de vue, il y a de grandes différences entre les enfants: les uns reprennent très vite la mobilité de leur articulation; chez les autres, surtout les plus âgés, les raideurs de la jointure sont longues à disparaître et la marche reste longtemps défectueuse.

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C'est pour ces raisons que nous sommes persuadés que beaucoup de nos petites malades, en particulier celles qui ont été traitées en dernier lieu, s'amélioreront encore beaucoup dans la suite. Ce n’est pas au bout de six mois de marche que l’on peut considérer le résultat fonctionnel comme définitif.

A ce point de vue, la thèse de Trérel (Lyon, 1903), inspirée par M. Nové-Josserand, est fort instructive. L'auteur reprend bo observations de malades, tous traités depuis plus de 2 ans. Il constate : 1° que, au point de vue anatomique, les résultats se sont tous maintenus exactement; 2° que, au point de vue fonctionnel, il se sont, d’une façon générale, plutôt améliorés.

Ces deux constatations ont une grande importance et viennent à l'appui des idées que nous avons soutenues. Elles permettent de conclure ;

1° Les transpositions et les reluxations se produisent, dans l'immense majorité des cas, soit au cours du traitement sous le plâtre, soit pendant les premiers temps où la marche est reprise; dans le premier cas, elles reconnaissent pour cause une immobilisation insuffisante; dans le second cas, elles sont dues à ce que les conditions nécessaires pour fixer la tête fémorale ne se sont pas trouvées réalisées. Les déplacements de la tête, en dehors de ceux qui se produisent sous le plâtre, sont donc précoces; nous n'avons jamais observé de reluxations ou de transpositions secondaires tardives.

2° Les résultats fonctionnels vont toujours s'améliorant avec le temps, et il ne faut pas se hâter de porter des jugements trop sévères, car l'amélioration est parfois lente à se produire.

Après l'exposé de nos résultats personnels, il nous a paru intéressant de dresser, par comparaison, la statistique des principaux chirurgiens qui ont employé les méthodes de réduction orthopédique.

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