ÉMONDAGE ET FENÊTRE PROVISOIRE
Le surlendemain, on ouvre la fenêtre définitive antérieure, qui part en haut de Tunion du cou et du maxillaire : le larynx est donc libre en avant ; sans quoi, il pourrait être gêné ultérieurement par la compression qu'on est amené à faire sur les vertèbres cervicales malade3 (fig. 63).
Cette compression, par la fenêtre postérieure, est pratiquée
comme avec Tappareil moyen.
J'ai dit que non seulement les maux de Pott supérieurs (audessus de la sixième dorsale), mais encore tous les maux de Pott avec paralysie sont soignés. au moyen de ce grand appareil.
FiG. 62. — Quand Tenfant est couché, on place sous son cou un traversin pour que le sommet de la tôte n*appuie pas sur le lit.
Grâce à l'entonnoir qu'il comporte, on peut, en effet, conserver beaucoup plus exactement l'extension nécessaire à la guérison de la paralysie.
Cette extension sera assez notable ici, car le sujet ne s'appuyant pas sur les pieds, puisqu'il est paralysé, mais seulement sur le siège, tirera un peu davantage sur la sangle.
Dans ce cas, et dans tous les cas où la tension deviendrait à la fin de la séance trop pénible pour le malade (l'appareil tardant un peu à sécher), on pourra y remédier facilement en diminuant la tension de la corde de 1 à 2 centimètres, ou même en supprimant la position debout. Pour cela, on enlève, avec l'enfant,