III. — Le petit appareil
Quant au troisième appareil, le petit appareil sans col, il se fait comme Tappareil moyen avec la cravate et le col eu moins. C'est un appareil de convalescence pour les maux de Pott inférieurs. Mais, à vrai dire, nopi^ l'employons très peu, même comme appareil de convalescence. D'une manière générale, nous faisons encore à ce moment à m^ appareils un petit col, un col officier.
CONDCITB A SUIVRE Af^S l' APPLICATION DU PLATRE.
L'appareil posé et vérifié, et au besoin rectifié, les fenêtres et la compression dorsale uûe fois faites, c'est-à-dire dès que la
G() SOINS CONSKCrTIFS
gêne des deux ou trois premiers jours est remplacée par un bienêtre parfait, le malade n'a plus besoin de vous. Vous pouvez le confier à ses parents, et même l'envoyer au loin pour deux mois.
Après ces deux mois, vous renouvelez la compression dorsale, et l'augmentez de un quart environ de sa valeur primitive. Puis encore au quatrième mois, vous renouvelez cette compression, qui va durer cette fois jusqu'à l'enlèvement du plâtre qui se fait vers le sixième mois, époque où ce plâtre est remplacé par un autre absolument pareil (voir lé traitement consécutif dans La Clinique du 3 août) (1), et ainsi de suite jusqu'à ce que le malade puisse être remis sur pieds.
Le malade se lève et marche, soit avec un appareil plâtré identique, soit avec un appareil eu celluloïd construit par un spécialiste, d'après un moulage que vous prenez. Après avoir construit moi-même mes appareils en celluloïd, je m'adresse aujourd'hui à M. Bréant, fabricant orthopédiste à Berck, à qui je remets simplement mes moulages.
Mais, si l'on remplace à ce moment le plâtre par un appareil en celluloïd ou en cuir, il faut encore continuer la contention ou la compression du segment vertébral malade. Cela se peut grâce à la fenêtre dorsale et au volet que nous avons fait construire dans ces corsets orthopédiques.
(1) Page 2i de ce livre.