MASSAGE DE L’ URÈTRE SUR BÉNIQUÉ
© TECHNIQUE - Son but est d'exprimer et de stériliser les petites glandes de Littre de la muqueuse uréthrale, où le gonocoque a eu le temps d’aller se loger. On procède de la façon suivante: On commence par injecter dans l’urèthre 3 centimètres cubes ‘d’une. solution de Protargol à 6 %, concentration suffisamment active et non irritante pour la mupeuse de l’urèthre. e Puis, on introduit un Béniqué droit, de calibre approprié aux dimensions du canal.
ne En effet, 18 essais dans ces con- . Je
DES Po
On pratique alors, arrière en avant, un | massage ‘de l’urèthe de quelques minutes. Ainsi, les glandes de Littre se trouvent vidées de leur contenu septique et se remplissent, d’autre part, de protargol qui stérilise leur cavité.
Si la prostate est trouvée hypertrophiée et douloureuse, on pratiquéra,'en même temps, un léger massage de la pros-
tate par voie rectale. à :
LAVAGES com PLÉMENTAIRES
Le matin, lavage au permanganate de potassium à 1 pour 8.000; non irritant. Le soir, lavage à l’oxycyanure de mercure à 1 pour 1.000.
Ces lavages se font au bock à faible pression (60 centimètres de hauteur). La solution est employée la plus chaude possible. Le lavage est uréthral mais non vésical; la canule est maintenue à deux millimètres du méat uréthral, sans s’y enfoncer, laissant ainsi librement refluer le liquide.
L'INJECTION DE DEUX CENTIMÈTRES CUBES DE PROPIDON * se fera dans l’épaisseur des muscles de la Fones en prenant les précautions d’usage pour ne pas léser le sciatique. Ellé se fait le soir du huitième jour et entraîne une réaction hyperthermique assez marquée.
La THIAZOMDE est administrée le matin du neuvième jour, après constatation du premier échec, selon le mode déjà exposé. Le
La guérison survient le plus souvent dans ces conditions. Dans quelques rares cas, une nouvelle série identique est nécessaire,
deuxième g groupe de malades
Fr Û
: sont alors ne nd au traitement ss :
Poe sur Béniqué et lavages. Propidon puis Thiazomide. : En principe, les massages. sont pratiqués pendant huit - - jours, mais, tant il est vrai que la clinique me saurait se 2 plier à des règles formelles, il ne s’agit là « que d’une moyen-
ne. Tenant compte, d’une part, de l'intensité des signes cli
niques, d’autre part de l'âge de la blennorragie, on peut.
s'attendre à obtenir plus ou moins vite la mise à plai des
= petits culs-de-sac glandulaires infectés. On cesse les mas-
- sages lorsque le doigt, appuyant par toutes les faces du pé-
nis, successivement sur la résistance du Béniqué, ne per-
coit plus sous sa pulpe aucune des petites sphères que forment les glandes de Littre infectées.
- 10 de ces malades sont guéris après 4 jours de massages seulement, suivis d’une injection de propidon et de l’administration de 12 grammes de Thiazomide. |
5 sont guéris en plus de 10 j jours, nécessitant deux séries consécutives de ce traitement.
Donc. en. résumé, 33 malades traités:
— 18 sont mis d’enblée à la Thiazomide — 18 échecs — succès après mise en œuvre de la série de manœuvres indiquées ;
— 15 sont traités d’ cniblée par la série de manœuvres indiquées. à
10 guérisons en 5 jours.
5 guérisons après 2 séries de 9 jours de ce traitement,
Apres
En conclusion, il semble que l’on doive, dans ce cas,
abandonner l’administration d’emblée de la Thiazomide
qui, dans le lot de Fur précédents, avait apporté. de si éclatants succès. xs