‹ Traités approfondis des maladies des yeux et des oreillesChapitre 39 sur 58 · PARALYSIE DES PAUPIERES · texte numérisé non relu

PARALYSIE DES PAUPIERES

Le Maire de la commune de Belleu , canton de Soissons , à M. Williams, oculiste, honoraire des Rois.

Monsieur, sachant que vous êtes sur le point de quitter Soissons, pour aller exercer votre bienfaisance dans «ne. contrée voisine, je m'empresse de vous exprimer ma bien sincère reconnaissance pour les soins assidus que vous avez la bonté de donner gratuitement à une pauvre veuve de ma commune. Depuis huit jours seulement «ue vous la traitez, sa paralysie de paupières que plusieurs médecins avaient en vain essayé depuis quatre ans de faire passer, est presque radicalement guene ; et la malade elle-même sent qu'elle sera parfaitement rétablie , «our peu qu'elle continue de suivre le régime que vous Voudrez bien lui prescrire avant votre départ. Daignez agréer l'expression des sentimens de lapins vive reconnaissance de celte pieuse veuve , qui ne cesse d adresser des "vœux au Ciel pour la prolongation de vos jours si précieux à l'humanité souffrante.

Agrée , r Yigkon, maire.

Belleu, 17 Décembre 1828.J

«- Le Maire de la commune de Wemaerscappel , deuxième arrondissement du département dn Nord, interprète avec une grande satisfaction les sentunens de la plus vive reconnaissance que doit à M. Williams, Oculiste célèbre, et honoraire des Rois, la nommée Séraphine Tillier , jeune fille indigente de cette commune, privée de l'oeil gauche depwis deux ans, qui par l'inapréciable bienfait des Topiques merveilleux et les soins généreux de cet estimable artiste , a recouvré parfaitement la vue, au point qu'elle voit également avec les deux yeux.

Le maire, J. H. Sannnove.

YVemaerscappel, le 2^ Juillet 1820.

Lettre adressée par le père de deux enfans jumeaux , nés aveugles, avec la paralysie complète des nerfs optiques, qui ont )ecouvré la vue, sans opérations chirurgicales , à M. Williams, Qculiste honoraire des Rois.

Je viens vous apporter l'expression de nos remercîmens et de notre vive reconnaissance pour le bienfait que vous avez rendu à notre famille. Père de deux enfans jumeaux qu'une goutte sereine avait frappés dès leur naissance , je désespérais de leur voir jamais recouvrer la vue, quand le ciel pour mon bonheur, vous a conduit dans nos contrées. Vous m'avez donné un espoir que j'avais perdu ; vous avez vu mes enfans qui , confiés à vos soins au mois d'août dernier , distinguent aujourd'hui parfaitement les plus petits objets, grâce à la bonté de vos topiques salutaires. J'ai la satisfaction de vous apprendre cette guérison presque miraculeuse, puisqu'on m'avait dit plusieurs fois qu'il n'y avait point de remèdes contre celte cruelle maladie.

Recevez le témoignage de notre gratitude éternelle.

J'ai l'honneur d'être, etc.

Lkstrelin.

Cauville , le 3 février i83o.i Vu par nous, maire de la commune de Cauville, canton de Montvilliers , arrondissement du Havre, dépar-

teincnt de la Seine-Inférieure , pour légalisation de la signature du sieur Lestrelin, habitant de cette commune, apposée ci- dessus.

Jean Dède , maire.

Cauville, le 3 janvier i83o.!

Château d'Etrun près d'Arras , le 28 juin 1828. , Monsieur le docteur Williams,

Permettez-moi de tous informer des heureux effets qu'ont produits sur une personne de ma connaissance, "vos moyens eu rat ifs , joints au régime que vous lui avez prescrit. Ses yeux éprouvaient depuis deux ans un affaiblissement progressif et présentaient les symptômes d'une amaurose de nature, grave. Tous les remèdes employés jusqu'alors ne l'avaient pas soulagée, mais aujourd'hui, elle assure qu'elle est parfaitement guérie. Je ne saurais vous exprimer la reconnaissance dont cette personne est pénélrée.

Je saisis avec empressement cette occasion pour vous réitérer mes bien sincères remercimens. Affligé depuis ma jeunesse d'une ophtalmie chronique et d'un engorgement de paupières, maladies dont je redoutais les suites, je puis, grâce à vos soins, ouviir les yeux sans être gêné et me livrer à toutes mes occupations ordinaires, sans éprouver la moindre incommodité.

Agréez , etc.

Herbet, vicaire-général titulaire.

Rouen , le 29 Juin 182^. <

A M. Williams , Oculiste honoraire des Rois.

Monsieur, le soulagement que j'éprouve depuis huit semaines, que j'ai eu le bonheur de suivre vos traitemens, est si sensible , que je viens vous en témoigner toute ma reconnaissance. J'étais depuis 44 ons presque entièrement aveugle . J'ai suivi pendant long-temps l'ordonnance de deux célèbres oculistes de Paris, qui passaient à différentes époques à Rouen, sans éprouver aucune

amélioration; mais, par l'effet de vos cxcellens remèdes, je marche non seulement partout sans guide, et dislingue tous les objets nettement ; samedi et dimanche derniers, j'ai été visiter mon pays , et toutes mes connaissances ont été étonnée» de voir un changement tolal opéré sur mes yeux; j'ai éprouvé une jouissance sans égale eu contemplant les beautés de la nature, desquelles il me restait un bien faible souvenir depuis l'âge de six ans, que je n'avais pu les admirer. J'espère, Monsieur, de votre bonté, que vous ne laisserez pas imparfaite une aussi belle cure , qui ne tardera pas , en continuant vos soins j à être entièrement terminée ; je ne goûterai alors du plaisir qu'à publier vos louanges, qui n'égaleront jamais vos bienfaits. Je suis, ete.

Pour ma sœur Rose Desforges , Thérèse Desforges, demeurant à Rouen, rue Deauvoisine.

Le Maire de la ville de Lille,

Informe ses administrés que M. "Williams , oculiste honoraire des Rois, est arrivé en celte ville, et qu'il donnera gratuitement les soins et les secours de son art aux indigens atteints de cécité ou de maux d'yeux. La réputation de M. le docteur Williams, les cures qu'il a déjà opérées et son dévouement pour le soulagement de la classe indigente sont les titres qui le recommandent à la confiance publique.

Signé , le comte de Muyssast.

Lille, le 5 Août i8i8.

Nous avons reçu aujourd'hui deux déclarations dont la lecture seule prouvera combien il est avantageux de recourir au traitement de M. Williams.

« Je soussignée Alexandrine Rappin , épouse de François Kennefler , déclare et certifie que ma fille cadette Elisabeth est âgée de 20 ans , que cinq jours après sa naissance elle est devenue totalement aveugle, que depuis ce temps j'ai consulté trois oculistes à Amsterdam, et plusieurs autres médecins ou oculistes les plus distingués clans d'autres villes, qui tous ont déclaré sa maladie incurable , et tout soulagement désormais impossible.

J'ajjoute que je lui ai présenté ma fille le 12 juillet 1828, et que les soins qu'il lui a donnés jusqu'à présent lui ont lait recouvrer la vue, de telle sorte qu'elle commence à marcher sans guide, et même à distinguer et à connaître les objets.

Alexandrine Rappin.

Lille , le 4 Août 1828.

Vu par nous Maire de la ville de Lille, pour légalisation de la signature ci-dessus de Madame Alexandrine Rappin.

Le Maire de Lille , le Comte de Mbyssabt. Lille, le 4 Août 1828,

Dunkerque,le 1} Juia 1820.

Le Juge de Paix du canton Ouest, au docteur Williams. Monsieur ,

Je m'entretenais hier avec la demoiselle Pélagie Matty, couturière dans mon voisinage , sur l'état de sa vue, depuis que vous avez la bonté de la traiter. Voici le précis de ce qu'elle m'a dit :

« Depuis près de vingt ans ma vue était mauvaise par suite de la petite-vérole; mon état de couturière, qui m'oblige à travailler toute la journée et souvent une partie de la nuit , m'était extrêmement pénible ; mais depuis que M. Williams a eu la bonté de me traiter, ma vue devient meilleure de jour en jour, et le travail qui m'était pénible m'est maintenant agréable : ma reconnaissance envers cet homme bienfaisant sera éternelle ; je lui devrai mon bonheur ».

Celte déclaration m'a paru si intéressante, que j'ai cru devoir la constater par écrit, et vous l'adresser comme un hommage rendu à la vérité.

J'ai l'honneur d'être , etc.

Mazïel,

Copie d'une lettre de la sœur Sainte Uyacinte , religieuse bénédictin' d» Saint- Désir à Lisieu.v , à M Williams ; Oculiste honoraire des Rois.

Monsieur, les remèdes que vous avez eu la bonté de m'envoyer du Havre , pour mon mal d'yeux , ont eu le plus grand succès : l'oeil droit qui , depuis l'âge de 8 ans (j'en ai actuellement 58 ), me refusait la lumière par suite de la petite vérole, dont les funestes effets s'y étaient portés, m'est actuellement d'un grand usage ; je puis distinguer parfaitement les objets. Il m'y est resté un peu de faiblesse qui achèvera , j'espère, de se dissiper par les diverses applications qu'il me reste à faire de vos remèdes. Quant à mon œil gauche , qui était aussi très-faible depuis long-temps, il est tout-à-fait guéri. Ma Mère Prieure vousprie d'agréer ses très-humbles remercîmens , et de vouloir bien lui dire de combien elle vou9 est redevable. Je vous prie , monsieur , de croire à ma parfaite reconnaissance et à la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, etc.

Sœur Ste.-HYACiNTE.

Lisieux , ce 20 Octobre 18:9.

A M, "Williams, Oculiste honoraire des Rois.

Monsieur , témoin des cures merveilleuses que vous faites dans cette ville et des bénédietions que les pauvres donnent à votre charité , je me suis empressé d'en faire part, le 29 de ce mois, a Monseigneur l'Evêque du diocèse et à M. le Préfet du département. Vous êtes , Monsieur, le bienfaiteur de l'humanité souffrante : je ne cesse de le proclamer, et j'aurais voulu que tous mes paroissiens eussent partagé les douces émotions que j'ai ressenties à la vue de tous ces pauvres affligés qui étaient dans l'hospice des Orphelins, lorsque j'ai eu l'honneur de vous voir, etdont plusieurs étaient déjà guéris d'une manière presque miraculeuse. Continuez, Monsieur, en ouvrant les yeux des riches, de fournir aux pauvres les moyens de pourvoir par leur travail à leur subsistance : restez parmi nous le plus long-temps qu'il vous sera possible. Nulle

part tous ne trouverez plus de bien à opérer : nulle part vous ne trouverez plus de cœurs reconnaissons; et soyez persuadé qu'ici je suis l'interprète des sentiment de toute la paroisse que la providence a confiée à mes soins.

Ma nièce continue de se trouver très-bien de votre traitement : elle ne parle de vous qu'avec enthousiasme ; et c'est ainsi qu'en parleront tous ceux que vous aurez soulagés et tous ceux qui auront eu connaissance de tos guérisons.

Aussitôt que mes fonctions pastorales me le permettront, je m'empresserai d'aller vous saluer et de vous exprimer de vive voix les sentimens que vous m'avez inspirés, et avec lesquels j'ai l'honneur d'être , etc.

GiUND-3Iot'UN, Curé- Archidiacre de S t. -Quentin.

3i Octobre 1828.

; Ault ? ce 3 Mars 1S28-.

» L'Abbé de Bucy, Curé-Doyen du Bourg d'Ault , » Chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens,

A M. "Williams, Oculiste honoraire des Rois.

La complaisance que tous avez eu, très-cher Docteur, de me montrer les pièces authentiques qui prouvent votre amour pour l'humanité souffrante, m'a engagé à vous envoyer un jeune homme âgé de 28 ans , qui avait les yeux paralysés et qui avait été abandonné de tout oculiste ; vous l'avez comblé de bonheur, et ma reconnaissance durera autant que ma vie.

Mais, à vos bontés pour ce bon paroissien, que sa conduite me fait regarder comme mon enfant, vous avea joint la guérison ,• toute ma paroisse a été dans l'élonnement *, en voyant que vos admirables et excellens moyens curatifs avaient fait de si prompts et de si étonnans progrès.

Continuez, cher Docteur, votre admirable ouvrage, votre récompense sera petite selon le monde, mais grande devant Dieu.

Vous mettrez un malheureux en état de gagner sa vie ; et, ce qui sera bien doux à votre bon cœur, vous rendrez un fils capable de soutenir sa mère, qui n'a que lui, et de lui procurer les douceurs que son âge exige; cette pauvre mère ne cesse de vous bénir.

Recevez, etc.

L'abbé de Bucy.

Je soussignée, âgée de quarante ans, atteste que j'étais aveugle depuis plus de dix-huit ans , lorsque je me mi9 entrelesmains de M. "Williams, Oculiste honoraire desRois ; que dans cette malheureuse position j'ai été traitée par plusieurs Médecins et Oculistes, l'espace de quatre ans et demi, par d'autres à Lille pendant sept mois, enfin à Paris par un grand nombre d'autres, pendant six mois; que j'ai subi à Paris dix opérations chirurgicales aux deux jeux , et que tous après bien des épreuves, m'ont abandonnée , en disant que ma maladie était sans ressource. J'ajoute que depuis environ six semaines que je suis entre les mains de M. Williams, je commence à revoir nonseulement la lumière, mais encore les objets, bonheur auquel j'étais condamnée à ne jamais prétendre.

Marque de Marguerite Hermant.

Lille, le 5 Août i%*8:

Vu par le Maire de la ville de Lille , qui certifie que la marque ci-dessus a été apposée en sa présence par la nommée Marguerite Hermast. •

Signé C. DE FORM'ftlER.

Lille , le 6 Août 1828.

Extrait du Journal de Rhcims.

— M. Williams, qui poursuit le cours de ses succès avec un zèle infatigable , nous prie d'insérer dans notre journal la déclaration suivante , signée par la mère d'un enfant auquel il a rendu la lumière :

« Moi, Catherine Satin, résidant à Rheims, déclare que mon enfant, âgé de quatre ans, était plus ou moins allligé de maux d'yeux depuis trois ans , dune santé ex-

Irëmemenl faible. Depuis quelques semaines, la maladie de ses yeux devenait plus grave . et résistait à tous les remèdes dont auparavant il avait obtenu quelque soulagement; ses yeux paraissaient comme deux excroissances «le chair , et il était aveugle ; et moi et mon mari abandonnions toute espérance qu'il recouvrât jamais 'a. vue , qnand M. le Maire , avec bsmté , engagea El. "Williams oculiste honoraire des Rois, à son arrivée dans cette ville, à prendre intérêt à son malheureux état; à présent nous aTtr>ns le bonheur de pouvoir publier que Jes remèdes de cet oculiste ont été couronnés du succès, car au'premier jour de l'an, l'enfant commençait à ouvrir les yeux , et actuellement il voit clair des deux yeux, au grand étonnement de tous nos voisins.

Epouse Pasquier Iïheims, le 3 Janvier 1820»,»

Le Maire de la ville de Rheims certifie que la signalare ci-dessus est véritablement celle de M.me Pasquier.

Camu-Didier , adjoint.

Dunkerque , le 20 Juin 1820.; INVITATION DE PROLONGER SA VISITE.

A M. "Williams, Oculiste honoraire des Roi».

MtAsieur,

Plusieurs de nos malades , dont ]\ guérison n'est pas encore parfaite , se renaissent pou: vous prier instamment , dans leur propre intérêt et dans celui de celte multitude de pauvres qui est devenue l'objet particulier de votre tendre sollicitude et de vos plus constantes attentions , de prolonger encore quelque temps votre séjour à Dunkerque. Ce n'est que depuis peu que les personnes affectées de maux d'yeux , dos villes et des villages circonvoisins , accourent à vous, et vous êtes trop généreux , trop humain pour leur refuser les moyens infaillibles de guérison que vous

nous donnez à tous, depuis cinq semaines, arec un zèle admirable.

Agréez, etc.

Dkpondt. Langlais. Tdevenet. Faure. Démet. Degeus.

Demilleville. Cuenin. Castrique. Willay, Contrôleur de l'hospice.

Copie de la lettre écrite par M. /'Abbé Piétri, instituteur des sourds-muets à Arras , adressée à M. Williams, Oculiste honoraire des Rois.

Le meilleur témoignage de mon entière satisfaction pour l'heureux traitement que vous avez opéré , sur le jeune sourd-muet (Adolphe Werquin , âgé de i4 ans, atteint de l'infirmité delà vue depuis cinq ans), c'est sa propre reconnaissance qu'il daigne vous offrir et que j'ai l'honneur de vous transmettre jointe à la mienne. Agréez, etc.

L'Abbé Piétri, Instituteur des sourds-muels.

Arras, la Juin 1 828.1

Monsieur le Do;leur ,

Comment pourrais-je vous exprimer ma reconnaissance sur le grand soulagement que j'éprouve d'après l'application de vos remèdes ? Privé des facultés de l'ouïe et de la parole dès ma naissance, j'étais encore dans de cruelles souffrances aux yeux depuis cinq ans ! C'est à votre humanité et à vos lumières que je dois cet heureux chaugement.

J'ai l'honneur d'être, etc.

Adolphe Werqxjibt.

Arras , ta Juin 1828.

Boulogne , le 28 Septembre 1829; INVITATION DE PROLONGER SA VISITE.

Mairie dé Boulogr*e:sur-Mcr.

A M. JVilliams Oculiste honoraire des Rois. Monsieur, je viens d'être témoiu de l'efficacité de vos

moyens curatifs pour la guérison des maux d'yeux de tout»; espèce, el même de la cécité, et j'ai entendu l'expression de la reconnaissance d'un grand nombre de malheureux dont vous avez bien voulu commencer gratuitement le traitement.

Riais j'ai appris en. même temps avec bien du regret que l'époque de votre départ , fixée à samedi prochain, se trouve trop rapprochée pour que vous puissiez compléter leur guérison.

Je vous prie, au nom des sentimens d'humanité et de compassion pour les maîheurenreux auxquels vous cédez si généreusement, de ne point laisser votre ouvrage impartait, et de vouloir bien prolonger votre séjour en cette ■ville assez de temps pour terminer les nombreux traitemens que vous avez entrepris.

Ce sera vous acquérir de nouveaux dioits à la reconnaissance des malheureux, et augmenter le nombre de ceux qui vous bénissent pour les services inappréciables que vous leur rendez.

J'ai l'honneur d'être , etc.

Le Maire de Boulogne.

A Monseigneur de Pèrigord, archevêque de Rheims, à Paris.

Monseigneur,

Voulez-vous bien me permettre d'introduire à votre Grandeur, M. Williams, Oculiste célèbre. SI est très-renommé et protégé des princes et de tout ce qu'il y a de plus grand en Angleterre. Après avoir souffert pendant longtemps du plus violent mal aux yeux, suite de mes chagrins , j'ai été assez heureux de le rencontrer , et il a eu lui-même la bonté de me traiter, je me trouve aujourd'hui si soulagé, qu'après avoir été très-long-temps sans oser presqu'ouvrir un livre, je puis maintenant lire sans me trouver le moins mal à mon aise. M. le Docteur est l'homme le plus aimable et le plus charitable qu'on puisse voir , et je ne doute nullement qu'il ne soit trèsutile à la France.

J'ai l'honneur d'être , ete.

Aubin, Prêtre déporté.

Dieppe , 4 Juin *%l4>

Exlrail du Glaneur d' Amiens.

Les soins assidus que M. Williams donne aux personnes qui ont recours à ses talcns et à son humanité sont couronnés de succès. La femme Lejeune avait, depuis 42 \ms, l'œil gauche perdu; déjà elle commence à distinguer les objets, et il n'y a que huit jours que M. l'Oculiste la traite ; cette femme espère que sous quelques jours elle sera totalement guérie. L'œil droit était depuis un au très-enflammé et couvert d'un brouillard qui l'empêchait de voir; elle voit actuellement très-bien, et elle est en état de coudre sans éprouver aucun mal.

L e juge-de-paix, W a R mé.

Amiens, ce 3i Mars 1828 ,

Salut, respect et prospérité à M. "Williams.

Amiens, le 7 Mai 1828.

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