‹ Traités approfondis des maladies des yeux et des oreillesChapitre 50 sur 58 · SÉANT A L'ORATOIRE · texte numérisé non relu

SÉANT A L'ORATOIRE

Aeyc npatlixos , xai npatte doyixeos.

Extrait du procès-verbal de la séance du G de janvier de l'an 1 81 5. Monsieur "Williams (John), Oculiste du Dispensaire royal et général de Londres, demeurant à Londres, a été admis Membre correspondant.

Pour extrait conforme, délivré à Paris, le 7 janvier 181 5.

CHAUFFIER Président, FAULLET - DEVEAUMOREL,

GIRALDY-DRLZE, Secrétaire perpétuel, BONNAFOND- DEMALET Secrétaire.

Extrait d'un des anciens Ouvrages de l'Auteur.

,Tai traité pendant plusieurs années eu Angleterre , tous les Emigrés français, enlr'autre un Prêtre d'une amphjopie qui le menaçait d'autant plus de la perte de la

vire, que le sujet n'était plus très-jeune. Comme je ne fais point par routine et a la manière des empyriques , l'application de mes remèdes, je crus devoir combiner le traitement que j'allais faire ; mais le malade pins confiant que moi dans l'efficacité du moyen, voulut l'employer seul. Je me prêtai à son désir, et en très-peu de temps, il fut parfaitement guéri et recouvra la vue. Cet excellent Ecclésiastique a voulu me donner une preuve publique de sa satisfaction , en faisant connaître à Monseigneur de Talleyrand , grand Aumônier de France, l'avantage qu'il avait retiré de mes moyens curatifs.

« MONSEIGNEUR, je prends la liberté de recommander à votre Eminence , M. Williams, Oculiste célèbre , honoré de la protection de S. A. H. le Prince régent d'Angleterre, qui m'a guéri d'une cécité dont je suis resté aveugle pendant quinze jours, abandonné de tous les gens de l'art.»

« Votre Eminence apprendra sans doute avec plaisir que je ne sois pas le seul qui soit redevable d'un tel bienfait à cet Oculiste distingué; car il en a été de même pour tous les Emigrés français a Londres, sans aucune rétribution. »

« En Irlande, où il a resté huit mois sans caractère public et privé, il a gagné l'estime et l'attachement des Prélats, comme de tous les catholiques du Royaume , qui ont été témoins de la charité avec laquelle il soignait gratuitement tous les pauvres du pays. Nos compatriotes vont profiler aussi de son désintéressement et de son humanité, car son intention est de visiter, très-prochainement notre chère patrie.

J'ai l'honneur d'être, Monseigneur, avec, etc.

Perotin.

Londres, 8 Avril 1814.

Extrait du Journal de Rouen, du 19 Mal i853.

v M. Williams . oculiste honoraire de S. M. Louis- Philippe , a été acquitté hier des poursuites contre lui dirigées ; la Cour a reconnu en premier lieu, que 31. Williams n'avait pris que le litre d'oculiste, et que pour l'exercice de cette profession, il n'avait pas besoin de diplôme; les deux chefs de préventions relatifs à la vente de substances pharmaceutiques et de remèdes secrets ont ét« écartés comme non établis. »

Monsieur Williams, Oculiste honoraire do S. M.

Je ne Pais de quelles expressions me servir pour vous témoigner toute ma gralilnde pour les soins que vous avez donnés à notre entant âgé de trois mois, qui était aveugle de naissance. Je vous assure, Monsieur, que nous fûmes bi-en surpris de lui voir ouvrir les yeux la troisième semaine de votre traitement, (et cela la première foi depuis qu'il était au inonde ) ; à dater de ce jour il va de mieux en mieux.

Daignez agréer , etc.

Faris, i5 Juin 1 83 1. Lebecue, rnc St. -Sauveur.

Extrait du Courrier français de Paris. A Monsieur Williams, Oculiste honoraire de S. M.

Monsieur ,

Nous sommes priés par la dame Dreuille, âgée de 66 ans, et le sieur Ilougucmague , âgé de 4§ ans, de vous exprimer leurs remercimens pour le. changement total qui s'est opéré dans leurs yeux par vos soins depuis votre, arrivée de Uouen , car tous les deux étaient obligés de se faire conduire chez vous par un guide, la semaine dernière avec tous les autres malades, et aujourd'hui tous les deux voient assez clair pour marcher seuls , au grand étonnement de tous ceux qui les avaient vus aveugles, la dame était affligé des yeux, depuis soixante ans, et l'autre depuis près de trois ans.

Paris. !e 6 Juin î 83a.

Le Maire de Roquefort , à M. Williams, Oculiste honoraire

des Roia.

Monsieur ,

J'ai appris parles enfans Lepersonnier, domiciliés en cette Commune , que Ludivine Lepersonnier leur sœur, éprouve une grande amélioration de la vue depuis environ deux mois qu'elle suit votre traitement ; il est très-doux pour elle d'en ressentir les effets, après avoir été dans une cécité complète depuis douze ans et abandonnée par

différent* docteurs distingués qui avaient employé psnda-tvë longues années, vésicatoires , sétons, etc., et toujourssans succès.

Je ne douie pas qu'en lui continuant vos bontés, sa vue n'aille de mieux en mieux , puisqu'ea si peu de temps elle a recouvré assez de lumière pour se conduire parfaitement elle, même , distinguer les choses qu'elle ne voyait pas du tout, au grand étonnement de toutes les personnes qui la connaissent et qui l'on vue aveugle.

Agréez, Monsieur, mes sincères remercunens , et suis avec une considération très-distingnée, votre très-dévoué serviteur,

Roquefort, le 28 Avril i855. Signé CARON, Adjoint.

Nous Maire de la Commune d'Etoutteville, canton d'Yerville, arrondissement d'Yvetot, certifions que le sieur Gentil, âgé de douze ans, natif de ladite commune, a été pendant l'espace o'e 11 mois privé entièrement de la vue et -que malgré les soins de plusieurs médecins et oculistes de Ilouen , etc. , il est toujours resté dans la même situation , et considéré comme désespéré; que l'ayant acconduit à Rouen auprès de M. Williams, Oculiste honoraire de sa Majesté Louis-Philippe i.Cr , que le S.r Gentil après le* soins et les secours administrés par M. "Williams, voit trèsbien à se conduire.

Fait à Etoulteville, le 1." Mai 1800.

Monsieur le Maire absent, signé GOMETZ, Adjoint,

Monsieur Williams, Oculiste honoraire de sa Majesté.

Nous apprenons que vous devez incessamment quitter notre Ville, et nous nous empressons de venir vous témoigner toute noire reconnaissance pour les soins que vous avez prodigués à notre mère, laquelle par votre art merveilleux, vient de recouvrer la vue que jusqu'à présent tous les Oculistes de Rouen avaient essa}-é de lui rendre , mais en vain.

C'est non seulement comme Oculiste habile que nou^ tous adressons ici nos remercîmens, mais aussi comme ami de l'humanité, comme homme de bien; lu preuve la

plus ronstanle que nous en ayons, c'est que notre mère, quoique dans l'indigence, n'eu a pas moins été traitée par tous avec toute la biem eillance et tous les soins possibles Tant de bienfaits ne pourront jamais s'effacer de notre mémoire.

Recevez, Monsieur, l'assurance de nos profonds respects et de notre reconnaissance.

Signé Julie et Léon Fournikr, rue Orbe, n.° i3(>.

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