‹ Traits généraux sur la géographie physique du Canada [microforme]Chapitre 12 sur 12 · LES PLATIÈRES SAINT-LAURENT · texte numérisé non relu

LES PLATIÈRES SAINT-LAURENT

L'intérieur méridional du continent consiste en une plaine de relief bas, borné à l'est par les Apalaches, à l'ouest par Le régime des Cordillères, et au nord par l'ancienne surface du plateau laurentien. Au nord-est, cette plaine se rétrécit, et, dans le voisinage de Québec, est représentée par une étroite corniche, ou plateau, sur chaque rive du Naint-Laurent, La région triangulaire qui s'étend au-delà, et dans laquelle se trouve l'ile d'Anticosti, est strueturalement reliée aux platières centrales. Les structures de roches sous-jucentes sont comparativement indisloquées, et représentent de longues périodes de dépôt qui se sont continuées des temps cambriens aux temps dévoniens

Des dépôts des temps earbonifériens peuvent avoir primitivement occupé des parties de la région sud-ouest du distriet, bien qu'on n'en ait pas trouvé de vestiges, et ont été subséquemment enlevés durant lhistoire fort longue de la région comme aire terrienne, On eroit que dans la partie inférieure de la plaine, des couches de 2,000 pieds ont été érodée., et des preuves d'une partie de cette érosion se trouvent dans les collines Mionut-Koyal, un gronpe remarquable de hauteurs arrondies qui se dressent comme de: sent” les au-dessus de la plaine basse, espacées d'environ dix milles, de Montréal vers l'est jusqu'aux Apalaches. On a découvert que e'étaient des anciennes cheminées de voleans et des laccolithes, et l'on voit encore sur leurs surfaces des restes de roches transportées de la plaine, Ces vieilles substances volcaniques indiquent des lignes de faiblesse ou de fracture, et se sont sans doute produites pendant les dernières dislocations paléozoïques, qui ont été signalées par l'intrusion ignée dans le pays de l'est,

Les platières du Saint-Laurent peuvent être divisées a trois sections: (1) la plaine du fleuve Saint-Laurent séparée du (2) bassin de l'Ontario oriental par une pointe de roches eristallines, et (3) la péninsule ontarienne, une plaine quelque peu plus élevée dont la borne de l'est est un escarpement prononcé, affleurement oriental d'une lourde couche de calcaire sous-jacente à la péninsule occidentale.

La plaine du fleuve Saint-Laurent oceupe un enfoncement du bord est des granits du plateau laurentien. Elle est bornée par des hauteurs à Pest et à l'ouest, mais, au sud, c'est une zone irrégulière de collines arrondies, quelque peu irrégulières, qui forment liaison entre le plateau laurentien et les Adirondacks dans le New-York. La partie australe s'incline vers le nord-est, d'rne élévation inférieure à 500 pieds, à une plaine qui, à Montréal, est de 100 pieds au-dessus du niveau de la mer. Le trait topographique principal de cette région est le groupe volcanique appelé les collines montérégiennes. Celles-ci varient d'une altitude de 770 pieds au Mont-Royal, à l'ouest, à 1,753 pieds à la montagne Brome, à l’est. La plaine à travers laquelle ces roches dures surgissent est très égaie et est divisée par le lit profond du Saint-Laurent jusqu'à Montréal. En amont, les deux grandes rivières qui se rencontrent ici affouillent encore les roches inférietires. et plusieurs “hutes très räpides et très pittoresques à aboti:lent. Dans le Saint-Laurent, le chenal n'est pas si profondément ni si inégalement dégradé que dans l'Ottawa, mais il coule sur des couches plates, de sorte que la descente, du lac Ontario, est graduelle; seulement les rapides sont assez prononcés pour donner une navigation surexcitante dans leur descente, et réclament des éeluses de canal pour l'ascension. Le surface de la plaine. jadis bien boisée. est maintenant en majeure partie cultivée et doit une bonne part de son contour

DOC. PARLEMENTAIRE No 25d

uni et de su fertilité au manteau de diluvium glaciaire qui a été distribué lorsque la région était submergée, Depuis que le glacier est disparu, les platières du Saint-Laurent se sont élevées d'environ 600 pieds près de Québec, de 360 à Mont réal, et de plus de 475 pieds à Ottawa,

Le bassin de l'est ontarien surmonte des couches à pendage doux qui sont les sédimentations inférieures des séries constituant le plateau apalachien plus méridional, Aux temps post-dévoniens, ce plateau émergeait de la mer et fournit la plaine côtière du eôté sud des collines laurentiennes. L'érosion des dépôts de grève produisit promptement une zone ceinturée, par suite de ln dureté inégale des roches sous-jacentes,

Plusieurs des bords extérieurs des plus anciennes séries se retrouvent encore, Celles de Pintérieur sont maintenant fusionnées en une série maitresse, produite par la présence d'épaisses couches d'un calenire qui a résisté à l'érosion générale ; et, en conséquence, il s'est produit une forte déviation du drainage, à compter don de l'ancienne plaine marine, jusqu'à des chenaux parallèles à la facade de cette crête où enesta, avec, comme résultat, Faccroissement de Férosion. H 4 a ainsi une partie de cette Vieille plaine marine qui a été exeavée par Voie des couches moins dures de surface, compris une couche résistante, jusqu'à une série plus dure au-dessous. Dans sa partie plus profonde, cette exeavation retient la baie Georgienne et le lac Ontario, alors que la rampe conduisant à l'ancienne rive continentale constitue la région terrienne de l'est ontarien, La péninsule occidentale comprend la portion qui se trouve entre les laes Huron et Erié. Lei, il se produit une élévation douce, des laes aux bords de Fesearpement du Niagara. Le bord du plateau apalachien eonnu sous Le nom d'esearpement du Niagara, est ainsi nommé à eause des célèbres cataractes du Niagara qui, dans leur histoire ancienne, surplombaient le bord extérieur de Pescarpement, bien qu'actuellement leur action érosive les ait fait retraiter à quelque distance de leur facade,

L'histoire de l'égouttement de cette région est plutôt obseure: mais dans ses phases priaitives, il se faisait probablement en majeure partie dans la vallée actuelle du Miss pi, où dans des bras de mer oceupant des parties de la dé pression. Une + iation primitive de quelques-unes des rivières de Fest vers une trouée des Apalaches, S'est probablement produite aux temps erétacés, et celles-ci ont dévié plus récemment vers le nord dans la vallée laurentienne. L'enchainenment actuel des laes dans un seul régime est un nouveau changement. car on croit que ja principale voie d'écoulement suivait anciennement les terres basses sous l'escarpement Niagara, e'est-à-dire que le drainage des Ines supérieurs se faisait à travers l'Ontario dans le lae Ontario. On peut aussi attribuer, à cette masse de glace qui couvrait la région durant la période glaciaire, quel ques-uns des caractères singuliers qui sont maintenant accusés par Les plages et les chenaux. Le poids de la glace a sans doute déprimé une grande partie de la surface du continent, et sur son enlèvement par la fonte, le recouvrement d'élévation a suivi lentement : il est indiqué par les plages qui entourent actuelle ment les lacs à diverses altitudes. La présence de la moraine frontale agissait aussi comme digue, et changeait considérablement les niveaux. Le drainage, lorsque les glaces eurent retraité au-delà des lacs actuels, et avant que la surface eut monté de facon appréciable, semble avoir été divisé, la vallée de l'Ottawa formant le débouché des lacs supérieurs, et la vallée laurentienne formant le débouché des lacs 0. jo et Erié. Une légère élévation des terres provoqua la fermeture du débouché d'Ottawa, et, pendant quelque temps peut-être, ces eaux passèrent, vers un débouché de la baie Georgienne, au lae Ontario. Huron, par le renversement de la croûte, s'est étendu graduellement ; ses eaux se sont éventuellement déversées dans le bassin Erié, à trave chenal pré-glaciaire qu'elles occupent encore aujourd'hui.

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