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hémorragies, les érythroleuco-blastoses, les maladies hémorragipares (hémogénie; maladie hémolytique congénitale ; ictère grave infectieux), quelques maladies infectieuses ou certains états septicémiques lorsque la chimiothérapie moderne est restée sans effet.
Plus récemment on a constaté que le pronostic des broncho-pneumonies et de la pneumonie en certains pays, peut être amélioré de façon considérable par la transfusion.
Le choléra infantile, les toxicoses déshydratantes nous sont apparus Comme étant une indication aussi judicieuse et d’une fréquence beaucoup plus grande.
La transfusion est la thérapeutique d’urgence des choléras infantiles primitifs ; elle améliore passagèrement les syndromes cholériformes secondaires à un foyer toxi-infectieux, oto-mastoïdien le plus souvent et constitue le meilleur traitement pré-opératoire lorsque une antrotomie est nécessaire.
Les troubles digestifs et nutritifs prolongés, la débilité congénitale, la prématuration, l’hypotrophie acquise, l’arrêt de la croissance pondérale sans trouble digestif associé se classent également parmi les indications les plus courantes de la transfusion. Par contre celle-ci ne modifie nullement l’athrepsie confirmée.
La quantité de sang à injecter est conditionnée
avant tout par la nature de la maladie.
La pneumonie, et les broncho-pneumonies demandent des doses très importantes (parfois plus de 30 gr. par kgr. de poids). Une exsanguination préalable peut être nécessaire dans ces cas.
Les toxicoses déshydratantes peuvent être améliorées par des doses minimes, 5 à 10 gr. par kgr. la transfusion semblant agir par son action sur le système cardio-vasculaire, la reprise de la diurèse, la diminution de l’intoxication acide, de l’hyperpnée et par ce fait de la déshydratation.
La prématuration, les troubles digestifs prolongés sont justiciables de quantités plus faibles encore, l’action du sang étant alors d’excitation et de suppléance hormonale
L'amélioration qui suit la transfusion (au cours des syndromes cholériformes en particulier), n’est souvent que transitoire, et ce fait doit la faire renouveler fréquemment.
Dans tous les cas la transfusion ne peut être utile,
que lorsque faite précocément.
Vu : Le Doyen. Vu : le Président de thèse, TIFFENEAU. LEREBOULLET.
Vu et permis d’imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris.