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QUELQUES DÉDUCTIONS POUR L'AVENIR

Cette étude, courte et sommaire, nous permet de tirer quelques conclusions.

D'abord pour nous, médecins.

Les drogues et médications qui sont employées contre ces auto-intoxications par perte d’eau sont nombreuses et variées. Les toni-cardiaques, les antibiotiques, les antisepti-

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ques intestinaux ou généraux, les stimulants d'organes les plus divers, les incisions d’otite hypothétique n'ayant pas beaucoup d’effet changent souvent de forme, d'application ou d'indication, et c’est la preuve de leur inefficacité. La boutade du médecin qui conseillait de se servir des drogues « tant qu’elles guérissent » peut nous conduire à une vile démagogie si elle est prise comme directive de thérapeutique. La loi est, au contraire, de se passer des drogues chaque fois qu’elles sont inutiles. Cela permet de concentrer son activité à étudier le remède qui agit. Puisqu’il semble prouvé que le besoin d’eau est le point le plus important dans ces états toxiques, puisque la réhydratation est la thérapeutique utile depuis plus de vingt ans, cherchons sous quelle forme l’administration de liquide est la plus efficace, et puisque trois ou quatre transfusions sinusales suffisent pour enrayer une toxicose, évitons à ces enfants les tracas des traitements inutiles. Encore faut-il que cette transfusion soit indispensable. Nous savons que la reprise alimentaire doit être progressive, mais si entre l’eau et le lait, il existe quelques intermédiaires nécessaires, efforçons-nous de ne pas nous écarter trop longtemps des aliments naturels et vivants qui sont indispensables à la conservation de la santé. Pensons aussi qu'après les interventions importantes, les petits enfants, qui n’ont pas de grosses réserves d’eau, doivent boire très tôt pour ne pas fermer le cercle vicieux.

Ensuite, pour les malades.

Les médecins ne doivent pas cesser de dire aux familles de ces petits malades, que la plupart de ces toxicoses sont la résultante de fautes d'hygiène répétées. Il faut donc ne pas cesser de commander aux mères de nourrir leur enfant au sein, et qu’à défaut du sein elles leur donnent du lait, du vrai lait et non pas une poudre industrielle quelconque mélangée avec un peu d’eau. Il leur faut des conseils précis pour qu’en été, lorsque le temps est lourd, on ne laisse pas le lait se corrompre, que par les plus chaudes journées, l'enfant ne soit pas trop couvert, et'que lorsqu'il souffle un vent chaud

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