AVANT-PROPOS
En 1875, i'Institut-Canadicn de Québec oavrait un premier concours d'éloquence, grâce à la généreuse initiative do Monsieur Théophile LeDroit. L'année dernière, Monsieur L,-J.-C. Fiset, notre président honoraire, entrait libéralement dans cette voie en mettant à la disposition de l'Institut, la somme de $100 pour un deuxième concours sur le sujet suivant : " Eloge be l'Agriculture. Ce qu'est l'art agricole au Canada. Des MOYENS DE l'y FAIRE PROGRESSER. Lo choix ne ponvalt être meilleur. Il est vrai qu'un pareil sujet n'ouvrait le champ qu'à un nombre limité de jouteurs préparés par des études spéciales. Aussi, n'avions-nous pas l'ambition de voir beaucoup de concurrents répondre à notre appel, niais nous espérions, qu'avec un sujet aussi intéressant pour notre paj^s, nous ferions produire de bons et utiles travaux. Et sous ce rapport l'Institut-Canadien de Québec, peut se flatter d'avoir obtenu un succès complet. Deux concurrents se sont présentés: Mons. E. A. Barnard, directeur d'agriculture pour la Province de Québec, et Mons. l'abbé Provencher, rédacteur du Naturaliste Canadien.
Le jury, composé de l'honorable Mons. Joly, de Mous. LeSage, assistant- commissaire des travaux publics et do l'agriculture, et de Mons. le Dr. LaEue, a jugé les deux études dignes d'être coui'onnées. Le premier prix, de $75, a été décerné à Mons. E. A. Barnard, le second de $35, à Mons. l'abbé Provencher, et le 19 décembre dernier, avait lieu, dans la salle de l'Institut-Canadien, la présentation de ces prix aux heureux lauréats.
En publiant dans l'Annuaire de cette année les différents travaux du concours, nous croyons faire une œuvre utile et rendre plus féconde la pensée patriotique de M. Fiset. Faire connaître et aimer cette grande question de l'art agricole, c'est là le but que nous cherchons. Heureux si nos efforts peuvent faire naître quelques vocations.
Qu'il nous soit permis en finissant, d'offrir, au nom de l'Institut, l'expression de notre très-vive reconnaissance à M. L. J. C. Fiset. Nous espérons que le bel exemple qu'il vient de donner ne restera pas sans imitateur. Que les favoris de la fortune nous aident dans notre tache et bientôt, sous cette généreuse impulsion, nous pourrons voir nos arts et notre littérature prendre un nouvel et plus vif essor.