‹ Trate de la taille des arbres fruitiersChapitre 78 sur 105 · DES OISEAUX · texte numérisé non relu

DES OISEAUX

238. Le nombre des oiseaux qui attaquent le fruit est si grand, que je crois inutile de faire leur nomenclature. L'importance des dégâts qu'ils commettent n^est malheureusement que trop connue. Les tenir à distance n'est pas chose facile. On a employé toutes sortes d'épouvantails auxquels ils s^accoutument bien vite. Les coups de fusils, les filets, les toiles, sont bons, mais ont l'inconvénient, les uns de coûter cher, de prendre beaucoup de temps, les autres d'empêcher ou de retarder la maturité des fruits. Leâ guirlandes de papier blanc avec de$ chiffons noirs de distance en distance réussissent assez bien; mais durent peu. D'ailleurs ces moyens ne sont vraiment praticables que pour les espaliers ; les hautes tiges ne peuvent être préservées qu'imparfaitement.

Un autre procédé qui réussit assez bien, c'est l'emploi de petits miroirs à deux faces que Pou place au-dessus ou en avant des arbres que Ton veut préserver. On les attache par une ficelle longue» de manière qu'ils flottent au moindre vent. La ficelle est liée à une petite baguette flexible que Ton fixe par son extrémité opposée, soit aux branches des plein-vent, soit au treillage des espaliers. Il faut avoir soin que ces miroirs restent suspendus à O'^^SO ou à 0°',40 au-dessus et en avant des feuilles, pour que la lumière frappe sur eux vivement et le plus longtemps possible. Les reflets de la lumière toujours 'vacillante et brusque effrayent les oiseaux et les détournent sinon complètement, du moins pendant un certain temps, et les rendent dans tous les cas plus craintifs, et servent à diminuer ainsi les dégâts qu'ils occasionneraient.

DES LOmS, RATS, MULOTS, ETC.

239. Les animaux de cette catégorie causent de grands ravages dans les jardins, surtout les loirs, ou plutôt les lérots, qui en sont. une espèce; ils attaquent les semis, les fruits, etc. Nous n'indiquerons pas les divers pièges usités pour les détruire, on les trouve partout; mais nous conseillerons les assommoirs et les appâts empoisonnés, comme plus certains et plus expéditifs. La noix vomique , l'arsenic, sont des substances qu'il est difficile de se procurer et d'un emploi dangereux; la chaux ou le plâtre mêlés à de la farine réussissent bien; mais on peut se servir de préférence de la pâte phosphorée , qui produit.

le même effet. On Tétend sur du pain que l'on coupe en petits morceaux, en ayant la précaution de ne pas les prendre à la main : on a remarqué que lorsque la main y a toùchéy ces animaux les laissent de côté.

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