‹ Travail du Centre Sanatorial de PassyChapitre 22 sur 22 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les ulcérations tuberculeuses développées dans le lobe inférieur sont relativement fréquentes. Sur la radiographie de face elles ont une projection juxtahilaire ou sus-diaphragmatique; sur la radiographie de profil elles se projettent en arrière, leur image se superposant à celle des corps vertébraux ou débordant leur bord postérieur. Elles siègent électivement dans Ja gouttière latéro-vertébrale, au voisinage immédiat des arcs costaux postérieurs. Cliniquement ces ulcérations n’ont qu'une tendance très limitée à la régression spontanée : la plupart d’entre elles constituent des indications formelles d’un traitement collapsothérapique.

20 Le pneumothorax artificiel, lorsqu'il est réalisable dans de bonnes conditions, constitue la méthode de choix : ses possibilités et ses résultats sont sensiblement les mêmes qu'en présence de cavernes du lobe supérieur.

Les brides insérées sur le lobe inférieur sont sectionnables par endoscopie au même titre que les adhérences apicales. Les adhérences diaphragmatiques ou pariétales basses relèvent en général de la phrénicectomie d'association qui donne des résultats excellents.

On rencontre assez souvent des cavernes de la base

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inertes sous un décollement pleural complet. Deux méthodes permettent d’agir efficacement sur de telles lésions : les injections intra-pleurales irritatives et la phrénicectomie d’association.

39 La phrénicectomie donne des résultats très inférieurs à ceux du pneumothorax artificiel. Il ne faut lui donner d'emblée la préférence, chez les malades où on peut supposer les plèvres non symphysées, que si on ne peut espérer un entretien correct du pneumothorax.

Lorsque les plèvres sont symphysées, la phrénicectomie ne doit pas être considérée comme s'imposant systématiquement : son action est trop inconstante. En présence d’ulcérations de siège rétro-hilaire, 1] faut la réserver aux cavernes entourées de parenchyme pulmonaire sain sur toutes leurs faces et à celles qui s’accompagnent de lésions de la base; dans les autres cas la phrénicectomie risque de faire perdre inutilement la fonction d’une base pulmonaire saine. En présence d’ulcérations de siège sus-diaphragmatique on peut étendre ses indications, mais il faut retenir que souvent son action sera insuflisante et qu’une autre intervention devra être associée.

49 La thoracoplastie partielle inférieure est une intervention élective et économique, peu choquante et peu mutilante. Elle nous paraît constituer le traitement de choix d’un grand nombre de cavernes du lobe inférieur siégeant sous plèvres symphysées. On lui donnera la préférence sur la phrénicectomie en présence des cavernes de siège rétro-hilaire lorsqu'elles sont sous-pleurales et qu’il y a intérêt à conserver la fonction de la base saine. Elle s’impose, quel que soit le siège de

la caverne, lorsqu'une phrénicectomie a été pratiquée sans résultat.

5° La thoracoplastie élargie ne doit plus être proposée d'emblée en présence d’une caverne isolée du lobe inférieur : il faut la réserver aux cas où la thoracoplastie inférieure n’a eu qu’une action partielle.

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