‹ Travailler a son ameChapitre 101 sur 168 · Ps. xc, H · texte numérisé non relu

Ps. xc, H

it d'une âme, Thistoire de votre ange, à vous, mon ;her enfant, et de votre âme !

L'ange gardien était près de vous, à la première

ueur de votre vie ; près de vous aux fonts baptismaux.

L chacun de ces exorcismes du prêtre qui flagellaient

atan et le chassaient de votre cœur, il triomphait...

t quand la goutte d'eau, qui contient toutes les ri-

hesses de la grâce, eut coulé sur votre front : « Ce

aptisé. m'appartient, s'écria-t-il, je suis son ange. »

t il a béni votre berceau, et il a veillé sur vous,

omme faisait votre mère, et mieux encore. Vous

ormiez à l'ombre de ses ailes. Moins heureux que

ainte Françoise Romaine, vous ne l'avez jamais vu

e vos yeux, sans doute ; mais combien de fois votre

1ère a surpris sur vos lèvres d'angéliques sourires I

t, de son fils endormi, elle aurait pu dire avec le

oète :

Son rêve est un sentier d'aurore Dont les anges sont les passants.

C'est lui, votre fidèle gardien, qui a gravé dans vos îgards les reflets bénis des pieuses images appendues IX murs du foyer domestique : le Crucifix, le Sacré œur, la Vierge, saint Joseph. Et de cette vision manale, toute votre vie, grâce à Dieu et à votre bon ige, vous porterez dans vos âmes la salutaire em- :einte. Que n'a-t-il pas fait pour vous? Il a épié, au nd de votre cœur, les. germes des premiers sentients, et il les a dirigés vers l'Enfant Jésus; l'éclosion 3S premières pensées, et il en a recueilli les preiers parfums. Plus tard, c'est lui qui vous a protégé, )mme d'une cuirasse invisible, contre les flèches de

Satan .11 a vu vos premières luttes, vos premières fragilités, hélas ! — et aussi vos premières victoires. C'esllui qui vous a préparé à la première communion. Il me semble qu'il fut saintement jaloux de votre bonheur, 6 convive de lEucharistie, quand il vous A'it, comme Jean le bien-aimé, reposant sur le Cœur de Jésus. C'est lui^ c'est votre bon ange qui vous prit en ce temps-là par la main et vous conduisit, humide encore des larmes de votre mère, larmes bientôt essuyées, consolées par Dieu lui-même, à la Petiie-Œuvre du Sacré-Cœur. O paradis de la Petite-QEuvre, à tes portes je vois un ange, comme aux portes du paradis terrestre ; mais, s'il tient en main un glaive de feu, ce n'est que pour écarter le serpent.

Grandissez donc, mes chers enfants, en ce nouvet

Eden, aux côtés de votre bon ange. Plus que jamais il est tout vôtre. Il ouvrira de plus en plus vos esprits à ces jouissances intellectuelles que Bossuet appelle des voluptés chastes ^ ; il vous révélera de plus en plus ce que le grand évêque appelle encore « l'incompréhensible sérieux de la vie chrétienne^ » ; il fera resplendir à vos regards l'idéale beauté delà vocatiortj religieuse. Que si parfois vous chancelez, il affermira votre marche; si vous tombez, il vous relèvera; s | vous tremblez devant le Christ Jésus imprudemment; contristé, il vous rassurera : il est si bon, il est si doux, et tant il vous aime ! Et de la sorte, mes chers enfants la main dans la main de voire ange, vous cheminerez,^ comme, avant vous, tant d'autres l'ont fait qui sonî

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