Luc. II
jeunesse de Jésus. Tout ce qui fait le charme de Tenfance, à cette première heure de la vie, se trouve ici harmonieusement réuni : cette noble et céleste direction du cœur... qui s'élève si simplement et si facilement à Dieu : Ne saviez-vous pas que je dois êti^e aux affaires de mon Père? ce goût de la vérité qui met sur les lèvres de l'enfant des questions si charmantes, et, dans leur naïveté, si hardies quelquefois : On le trouva assis au milieu des docteurs^ les écoutant et les interrogeant] cette soumission douce, libre, amoureuse, d'un vrai fils à sa mère : Et il leur était soumis; enfin ce dernier mot qui achève, avec une grâce infinie, le portrait de Tenfance et de l'adolescence du Sauveur : 77 croissait en âge^ et en grâce ^ et en sagesse^ devant Dieu et devant les hommes. Tout croît chez l'adolescent; tout monte à la vie dans un mouvement dont la suave lenteur et l'harmonieux ensemble ravissent. Il en était ainsi de Jésus '. »
Après ce vif coup de lumière, notre cher Seigneur retombe pour dix-huit ans encore dans l'obscurité et le silence. On ne sait plus rien de sa jeunesse, si ce n'est ce que dit saint Luc, à savoir qu'il était soumis à Marie et à Joseph^.
Et maintenant que vous dirai -je, bien-aimés enfants? Il ne me reste qu'à exprimer un désir. Vous avez le bonheur d'être au collège, — je dis le bonheur, — loin des foules, loin des périls, loin du bruit. Remerciez-en le bon Dieu. Aimez cette ob-