‹ Travailler a son ameChapitre 7 sur 168 · LETTRE DE M^' TURINAZ, ÉVÊQUE DE NANCY · texte numérisé non relu

LETTRE DE M^' TURINAZ, ÉVÊQUE DE NANCY

ÉVÊCHÉ Naacv, le !•' septembre 1893-

de

NANCY BT PK TOUL

Mon révérend Père,

Vous avez bien voulu m'ofTrir vos Nouveaux Entretiens et Discours à des jeunes gens, et vous me demandez pour eux une bénédiction. Je vous l'envoie de très grand cœur.

Vous possédez des dons précieux pour parler à la jeunesse : de hautes et fortes pensées, des sentiments élevés, l'imagination brillante d'un poète qui a fait ses preuves, un style toujours correct, élégant et facile. Vous aimez les jeunes gens et vous savez leur faire aimer le vrai, le bien et le beau.

Vos « Discours » sont en même temps des <( Entretiens », c'est-à-dire des causeries dont le ton parfois familier, mais dans le meilleur sens de ce mot, vous permet de toucher à toutes les questions pratiques sans rien sacrifier de la puissance et de la dignité de la parole de Dieu.

La série des sujets que vous traitez est de la plus haute importance. Le dogme et la morale y sont étroitement unis. De la nature, de Dieu, de l'homme, du mal, de son châtiment et de sa réparation, vous conduisez vos jeunes auditeurs jusqu'à Jésus-Christ, à la gloire et à la nécessité de son règne, et jusqu'à ses victoires que, maigre nos tristesses et nos défaites, vous annoncez avec une inébranlable espérance.

Que Dieu répande ses plus abondantes bénédictions sur ce livre qui va agrandir votre auditoire, et que votre parole, sous cette forme nouvelle, conduise encore un grand nombre d'âmes à la vérité et à la vertu !

Recevez, mon Révérend Père, l'assurance de mes sentiments bien dévoués en Notre-Seigneur.

-f Cbarles-François, Éyêque de Nancy et de Toul.

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