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Je dois à mon collègue M. Gustave Le Grand le Dytiscus marginulis d, attaqué par les Mermis, et les helminthes parasites au nombre de sept qui sont tous sortis du corps de plusieurs Dytiseus de la même espèce capturés par ce zélé entomologiste, Je prie M. Le Grand de recevoir l'expression de ma reconnaissance.
Des sept Mermis, six appartiennent au sexe mâle, un seul au sexe femelle, La taille des mâles est variable, Le plus long a environ 37 centimètres de longueur, les intermédiaires de 30 à 32 centimètres, le plus court 24 centimètres. Tous ces Mermis sont atténués vers l'extrémité buccale et vers l'extrémité postérieure, mais plus fortement vers la bouche. L’enroulement de l'extrémité postérieure ou génitale se fait en volute, et il est caractéristique, ainsi que la présence de deux lobes latéraux entre lesquels je n’ai pas noté la saillie d’un organe copulateur mâle.
La couleur varie du blanc jaunâtre au brun foncé; l'extrémité buccale est constamment noirâtre, les lobes de l'extrémité postérieure sont un peu plus foncés que la couleur dominante du corps. De plus, deux lignes brunes ou noirâtres s'étendent dans toute la longueur du ver, en dessus et en dessous, c’est-à-dire sur la convexité et au milieu de la concavité du corps enroulé, Il est facile de s'en assurer à l'extrémité postérieure, car les lignes brunes vont se rendre au milieu de l’espace compris entre les lobes latéraux écartés en forme de v.
L'un de ces Mermis mâles est noué en 8 de chiffre, et ce nœud paraît s'être produit pendant la vie de l'animal.
Le Mermis & est long de 255 millimètres (entre 25 et 26 centimètres); l'extrémité antérieure est effilée, la postérieure ne l’est pas, celle-ci est nettement terminée en bout arrondi, sans enroulement en volute. La grosseur du corps est peut-être un peu plus forte que celle des mâles, eu égard à la moindre longueur relative. La coloration est jaunâtre avec les lignes brunes longitudinales et l’extrémité buccale noirâtre.
Mais la particularité la plus curieuse et la plus intéressante que nous
578 At, LABOULBÈNE, — Helminthes parasites du genre Mermis.
fournit le Dytiscus marginalis donné par M. Le Grand, c’est la présence d’au moins un Mermis dans la cavité de l'abdomen. A travers la pelluci dité des téguments du ventre, on distingue déjà ce ver enroulé sur luimême ; quand on soulève les élytres-et les ailes, on trouve la paroi dorsale de l'abdomen en partie détruite, et on voit un Mermis blanchâtre ou à peine jaunâtre, enroulé ou pelotonné. Le nombre des replis est tel qu'il y a peut-être deux parasites dans l’abdomen, C’est un point qu’un examen ultérieur décidera. :
J'avais remarqué, comme M. Le Grand et comme M. Fairmaire, que l'un de ces vers parasites était encore engagé en partie sous les élytres du Dytiscus, c'était même le moins coloré de tous. Ne peut-on pas en conclure que les Mermis, qui sont blanchâtres dans le corps de l’insecte, se colorent et deviennent brunâtres ou noirâtres par suite de leur exposition à l’air ? |
Le Dytiscus marginalis mâle dont il s’agit nous a offert l'exemple extrémement remarquable d'au moins deux helminthes du genre Mermis qui ont vécu dans son corps. L'examen de cet insecte ne laisse aucun doute sur le parasitisme des Mermis dans la cavité abdominale des Dytiscus.
4° Sürie Tome HT (1802) PL. 43,
DA Laboutbéne pins. Picart seulp
Larves de Coléoptères.