Neeclinare facias cor meum ad aliquid malum
Ne declinare sinas. Causer et permettre, synonymes en hébreu (2).
tagne » de Sion. « Pendant que l’arche est introduite dans le tabernacle, les lévites, partagés en deux chœurs, chantent en se répondant le reste de l’ode. Il est possible que l’ode entière ait été chantée de la même manière; mais cette forme se découvre bien évidemment à la fin » (IL, 204, 207). — Leçon XXX, Poésie dramatique, etc... : « Ces changements fréquents de personnages que nous remarquons dans les Poésies des Hébreux, sont sans doute l’effet d’une âme fortement émue... ; mais ils indiquent aussi quelquefois la forme dramatique [du genre inférieur] , et peuvent s'expliquer ainsi d’une manière très naturelle. Telle est la forme que l’on remarque dans le ps. XXIVe [qui peint la translation de l’arche]. Cette description est, en quelque sorte, entièrement dramatique, quoique la forme dialoguée ne soit bien sensible que vers la fin du poème » (268). Renan eût pu le rappeler aussi, Lowth expose en un endroit comment, au ps. CXXI, le Roi s'approche de l’arche du Seigneur qu’il implore, et le grandprêtre lui répond de l’intérieur du sanctuaire (II, 271). (4) Ps. CXVII. Etudié supra, p. 152.
(5) Genebrard, au v. 5 : « O Lévites, dites au peuple : Que Dieu te bénisse et te favorise. [Te] Changement de construction. Benedicere n’a pas le même sens que tout à l’heure (v. 2) : il ne signifie plus louer, célébrer, mais faire du bien, favoriser » (Ib.).
CXLI (1) Genebrard : « 5. sicut, particule de comparaison, manque souvent en hébreu » (et il la rétablit dans son commentaire comme elle l’est dans la version vulg.). — «Quelques-uns pensent que David a composé ce ps. en exil, en offrande tenant la place de l’encens et des victimes, parce qu’il ne pouvait assister aux sacrifices du temple » (908-909).
. (2) Cf. Genebrard: « Non declines cor meum... Declines : activement n’incline pas mon âme.…., ne souffre pas que j’incline etc. » (HbD)E
Psaumes Choisis 257 [f2.158 v.] 5.
Verset difficile. [Après plusieurs hypothèses, Renan ajoute:] Quant au troisième membre -\y - 55, je ne doute pas qu'il ne soit altéré.
6. Praecipilali sunt in manu petrae principes eorum, et audierunt verba mea, quia dulcia sunt.
[Id est vel lapidati sunt, vel ad petram elisi, pris pour spécimen d’un grand supplice quelconque (3). — Le potuerunt de la Vulg. est venu encore d’une leçon amphibologique des Septante. Ceux-ci portent ñôvwônoav, et la . Vulg. a lu éôuvônoav (4). Cela montre les rapports de prononciation de & et n, et infirme les idées des iotacistes. Vel pro ñnô6vônoav, legerunt fôvvnônouv. Ita Vatable (5).
[f° 159 r.] 7. ...Dispersa sunt ossa nostra…
L’affire pluriel de \5:#5yy est remarquable. Il est rare en hébreu qu’une personne seule parle de soi au pluriel. Peut servir pour faciamus hominem, Gen., I [, v. 26].
— La suite des pensées est fort difficile à saisir en ce ps. — Je crois que c’est une prière élégiaque de David en ses persécutions. — Il commence (v. 1 et 2) par des formules déprécatives communes... Les v. 5 et 6 me semblent consacrés aux avantages de la correction, qu’on reçoit de la main du juste... Les quatre derniers versets me paraissent seuls de circonstance. Le reste est de l’accompagnement moral, comme on le voit souvent dans les ps. analogues. Le commencement, et surtout peut-être le v. 2, est aussi circonstanciel.
Traduction.
[f° 159 v.] 5. Que le juste, dans sa bonté, me frappe et me châtie, ma tête ne rejettera pas l’huile précieuse de la correction, et au milieu des maux salutaires qu’il me fera souffrir, je le prierai encore.
6. Oui, quand même le sage me briserait contre la pierre, il entendrait
(3) Ib. : « … C’est le nom d’un supplice inhumain et cruel, etc. » (912).
(4) Vulg. : « Audient verba mea quoniam potuerunt». Genebrard : « En grec : 61 MÔuvÈNOv (ñnô6s=dulcis), où l’auteur de la Vulg. a lu, semble-t-il, &ôuvnOnoav de Süvauor, possum » (Ib.).
(5) Vatable, au v. 6 : n56vônoawv signifie, dit-il, dulcuerunt (136).
258 ur - : Exégèse Biblique
encore de ma bouche des paroles de douceur (a).
8. Mes yeux s'élèvent vers toi, Jéhova mon maître, ma confiance est en toi, n’abandonne pas mon âme au trépas. L
(a) [En marge] Rapprochez de Job : Etiamsi occiderit me, in ipso sperabo (6).
(6) Job, XIIL, 15.
PRE à