Injection de 10““ de la môme culture
8. Le distillât de burine traité journellement par le réactif de Lieben n’ayant jamais donné un trouble qui pùt faire espérer une quantité dosabie d’acétone, l’animal, qui se tenait difficilement sur ses pattes, est tué par la piqûre bulbaire.
A l’autopsie, on constate dans tout le péritoine de nombreux petits abcès avec une vaso-diiatation très marquée. Les ganglions cœliaques n’ont pas pu être retrouvés.
D’après cela, on voit qu’il apparaît toujours, à la suite de l’extirpation du plexus cœliaque chez les lapins, une glycosurie très faible, ne dépassant cerlainement pas 4 gram. °/oo et transitoire, ne durant guère plus de deu.\ jours; nous observons d’autre part une très légère augmentation de l’acétone dans burine, dans les quelques jours qui suivent l’opération, mais si légère que la quantité en est presque indosable. Nous avons eu cependant la curiosité de la doser quelquefois, et nous avons obtenu des chiffres si faibles que nous ne pouvons en affirmer l’exactitude.
Somme toute, cette acétonurie nous a paru [iresque aussi
insignifiante que celle que nous avons obtenue d’autre part chez des lapins auxquels nous avons extirpé les glandes thyroïdes, paralhyroïdes ou la rate.
Tous nos animaux ont survécu à l’opération, du moins pendant longtemps, après un rétablissement complet; et, si le lapin de l’expérience III est mort sans cause apparente 28 jours après l’opération, il ne nous semble pas absolument nécessaire d’incriminer l’ablation du plexus cœliaque, étant donné que les autres ont survécu beaucoup plus longtemps, et que deux d’entre eux ont succombé à des lésions n’ayant, semble-t-il, aucun rapport causal avec l’extirpation du plexus cœliaque.
Nos expériences sur les chiens confirment les précédentes.
Expérience vu. — Grand chien de k. Extirpation du plexus
cœliaque le 21 mars 1897,
JOURS