‹ Travaux de physiologieChapitre 31 sur 59 · SUCRE EN GR · texte numérisé non relu

SUCRE EN GR

ACÉT. EN

MILLIGR.

en 24 h

en 21 h.

Avril

700k'' viande sans pain à partir

de ce jour.

400s‘' viande, 400 pain.

quantité

Toujours même régime mixte

non dosée

depuis plusieurs jours.

traces

Mai

Même régime mixte.

traces

Viande seulement sans pain.

Régime mixte depuis le 15.

Juin

Régime carné depuis le 3.

Dans cette expérience, l’acétonurie se montra irrégulière, mais presque toujours faible. Elle était légèrement augmentée par le régime carné et quelque peu diminuée par une alimentation mixte; elle ne disparaissait jamais complètement.

Elle n’apparut pas non plus d’une façon plus intense chez un autre chien ay.mt subi une extirpation incomplète du pancréas. Chez cet animal, qui vécut plus d’un mois, la glycosurie ne se montra d’une façon sensible que dans les trois jours qui suivirent l’opération. L’acélonurie fut toujours très légère (la quantité journalière d’acétone excrétée varia entre 2 à 5 milligr.), mais elle demeura constamment évidente, malgré un régime mixte prolongé jusqu’à la mort. Elle ne fut pas sensiblement augmentée par une vaste collection purulente au niveau de la face externe de la cuisse.

Nous pouvons ajouter que, chez les lapins dont on détruit le pancréas par une injection d’huile dans le canal de Wirsung, et qui présentent, au bout d’un temps plus ou moins long, une glycosurie alimentaire, comme l’a démontré M. Hédon, on voit apparaître certains jours des quantités assez notables d’acétone dans l’urine, à côté du sucre (11 à 24 milligr Celte

acétonurie tombe du reste à un chiûre insignifiant dès que la glycosurie disparaît.

Troisième série. — Chiens pourvus d’une greffe sous-cutanée

DU pancréas.

Minkowski et M. le professeur Hédon, ayant réussi à greffer un fragment de pancréas sous la peau du ventre, ont montré que l’on pouvait alors pratiquer Textirpation totale du pancréas abdominal sans produire de glycosurie, mais que celle-ci apparaissait avec intensité si on enlevait le fragment greffé. Nous nous sommes alors demandé si la greffe aurait la même action sur l’acétonurie. Pour cela, nous avons opéré les chiens, d’après le procédé de M. Hédon. A vrai dire, nous n’avons fait que la simple ectopie de la portion descendante du pancréas. Nous n’en avons pas lié le pédicule vasculaire au moment de l’extirpation de cet organe. Mais nous pensons que, même dans ces conditions, nos expériences nous permettent de conclure à l’identité d’action du fragment du pancréas transplanté sur la glycosurie et sur l’acétonurie, et de reproduire pour l’acétonurie les mêmes propositions qui ont été formulées déjà pour la glycosurie :

l°Si à un chien porteur d’une greffe sous-cutanée du pancréas on extirpe tout le pancréas qui reste dans l’abdomen, il ne se produit pas d’acéionurie ou seulement une acétonurie de peu d’importance ;

2° Si à un tel chien privé de son pancréas intra-abdominal on extirpe la greffe, sans anesthésie, et sans lésion grave, l’acétonurie se développe en quelques heures avec intensité et persiste jusqu’à la mort de l’animal.

Les ex[)ériences suivantes viennent à l’appui de ces conclusions.

Expérience xx. — Chien de 18 k. Greffe de la portion descendante du pancréas le 7 mai 1897. Exlirjxition de toute la portion abdominale du pancréas le [[jum 1897.

Jours

UIUNE

suc par litre

.ItE

Total

URÉE par litre

ACÉTONl par litre

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