TROUBLES FONCTIONNELS. A
tcnse (le 11 (lâpflutition, alors que des ulcérations étendues, profondes, phagédéniqucs, occupent la base de l'organe ; — une altération fétide de l'haleine, quand il s'est produit des ulcérations gangréniformes; — et vous aurez Tensemble des phénomènes par lesquels se traduisent d'habitude les glossites tertiaires ulcérées.
Deux remarques actuellement sur la symptomatologie qui précède.
D'abord, les divers troubles que nous venons de signaler ne présentent rien de spécial. Ce sont tous des symptômes communs, vulgaires, identiques à ceux qu'on observe avec des lésions de tout genre, et n'empruntant aucun caractère spécifique à la cause spécifique dont ils dérivent.
En second lieu, ce sont (réserve faite pour certaines exceptions rares) des troubles d'intensité moyenne, n'affectant presque jamais un caractère d'acuité, de violence, qui dépasse un diapason moyen. Ainsi, dans les glossites tertiaires même les plus accentuées, la douleur et les troubles fonctionnels qui en dérivent n'excèdent guère une certaine limite, limite certes inférieure à celle qu'atteignent d'autres maladies de la bouche, telles par exemple que la stomatite mercurielle, dans ses formes intenses, et le cancer. Les malades affligés de scléroses ou de gommes linguales souffrent assurément et ont la langue empêchée dans ses mouvements à un degré variable ; mais assurément aussi, je vous le répète, ils souffrent moins, ils salivent moins, ils sont moins infirmes de la langue — pardon de l'expression — que d'autres malades affectés d'un cancroïde ulcéré ou d'une glossite mercurielle. En général, donc, les ulcérations tertiaires de la langue sont mieux tolérées, relativement, que d'autres lésions de même siège, mais de nature différente. — Et cette remarque s'applique bien plus encore aux ulcérations gommeuses, c'est-à-dire aux ulcérations syphilitiques proprement dites, qu'à celles de la sclérose, simples épiphénomènes vulgaires de lésions spécifiques.