THÉRAPEUTIQUE
DU TRAITEMENT DES ANÉVRYSMES PAR l’INJECTION COAGULANTE d’ACIDE SUL¬ FURIQUE. Compendium de chirurgie, par Denonvilliers, A. Bérard et Gosselin, r’’ fascicule du tome IT, article Anévrysme, 1845, p. 105.
Si les injections coag’ulantes dans les anévrysmes sont entrées dans la pratique chirurg'icale, je puis en revendiquer l’honneur, car en 1842 je fis faire une sering-ue compte-g*outtes destinée à injecter g-outte par goutte de l’acide sulfurique dans les anévrysmes. Je communiquai mon projet à Auguste Bérard qui retint mon idée pour en imprimer la formule dans son Compendium, mais qui n’osa la mettre à exécution.
C’est là le point de départ de la pratique de Pravaz qui dix ans après reprit mon idée et la réalisa en substituant le perchlorure de fer à l’acide sulfurique. A lui le mérite de l’exécution, mais qu’il me reste au moins l’idée de la méthode.
MÉMOIRE SUR LA KÉLOTOMIE SOUS-CUTANÉE. Journal des connaissances médico-chirurgicales, 1840, et brochure in-8.
Ce travail, purement théorique, a eu pour objet de montrer qu’on pouvait, avec un kétolome mousse, caché et disposé d’une certaine manière, pénétrer dans un sac herniaire par l’intérieur du ventre et débrider de dedans en dehors le collet du sac.
C’était pour éviter de mettre l’intestin à nu au contact de l’air.
De nombreuses expériences sur le cadavre prouvent la facilité de cette manœuvre qui n’a jamais été pratiquée sur le vivant.
MÉMOIRE SUR LE TRAITEMENT DES NÉVRALGIES PAR LA TEINTURE D’IODE ORDI¬ NAIRE ET PAR LA TEINTURE d’iode morphinée. N° 19 (3® volumc), pag-es 134 et 146. Union médicale., 1863, et brochure in-8.
DICTIONNAIRE DE THÉRAPEUTIQUE MÉDICALE ET CHIRURGICALE, Comprenant le résumé de la médecine et de la chirurg*ie, les indications thérapeutiques, la médecine opératoire, les accouchements, l’oculistique, l’odontechnie, la matière médicale, les eaux minérales et un formulaire, par Bouchut et Després. Paris, 1867. 1 volunie g’r. in-8, de 1600 pages avec 614 figures (2“® édition sous presse).
Dans une époque comme la nôtre, lorsque la science semble écrasée par l’abondance des détails et par la multiplicité des faits, il nous a paru qu’il pourrait être utile de résumer toutes nos connaissances médicales et thérapeutiques dans un livre destiné aux praticiens.
De là ce Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicale qui renferme un résumé complet des pratiques de la médecine, de la chirurgie, des accouchenients, de l’art dentaire, de l’oculistique, de l’électrisation médicale, de la médecine opératoire, de la thérapeutique, de la matière médicale et des eaux minérales.
Ce volume n’est, selon notre épigraphe « Multa paucis », qu’un résumé de toutes les cot)naissances thérapeutiques indispensables au médecin praticien.
Nous avons voulu résoudre un double problème :
«Une maladie étant donnée, quels en sont les remèdes? Sous quelles formes et quelles doses les employer?»
« Un remède étant donné, minéral, végétal, matière organique ou eau minéralisée, à quoi est-il bon? Dans quel cas faut-il l’employer? Sous quelle forme et à quelles doses peut-on le mettre en usage?»
De la maladie aux remèdes et des remèdes à la maladie\ Voilà ce que nous avons essayé d’écrire en peu de mots, et c’est la réponse aux deux problèmes que se pose perpétuellement le médecin praticien auprès du lit de ses malades.
Chaque thérapeutique de maladie est précédée d’un résumé des causes, des symptômes et surtout du diag’nostic, sous forme de propositions, de sentences et quelquefois d’aphorismes, lorsque le sujet est assez clair et assez évident pour qu’on puisse faire de ces résumés un article de loi. — Cette manière de procéder nous a paru avoir ravantag*e de donner une précision plus grande à la thérapeutique, en indiquant bien le but de nos prescriptions.
Une fois la maladie suffisamment décrite, nous en avons posé les indications thérapeutiques, puis nous en avons fait connaître le traitement, variable selon les cas et selon les complications. Ici le régime, les tisanes, les médicaments et leurs formules, ou bien les opérations à faire et les différentes méthodes opératoires à employer.
Après le traitement, pour beaucoup de maladies, nous avons ajouté un FORMULAIRE SPÉCIAL indiquant le mode d’emploi des médicaments d’après les formules des auteurs les plus recommandables et contenant l’énumération des remèdes connus ou peu usités mis en usage par les médecins de tous les temps.
Puis, à côté de la thérapeutique médicale ou chirurgicale des maladies, selon les exigences de l’ordre alphabétique, se trouvent les eaux minérales avec leur composition, leur température, leur mode d’emploi et leurs applications thérapeutiques, la matière médicale indiquant l’origine des substances, leur préparation, leur dose et leur mode d’emploi, enfin leur application dans toutes les maladies.
Ici, nous avons eu une véritable difficulté à vaincre. Énumérer le traitement des maladies et les applications de la matière médicale sans aucune critique et sans discernement, c’était replonger la thérapeutique dans le chaos dont elle a si grand’peine à sortir. Formuler en toutes lettres notre jugement sûr l’importance des remèdes et des médications à employer, c’était allonger démesurément une rédaction que nous tenions à abréger.
Il fallait sortir de cet embarras. Plutôt que de laisser le médecin en face de l’innombrable quantité des moyens curatifs à mettre en usage contre une maladie sans lui donner noire avis sur la conduite à suivre,
et ne voulant pas le plong’er dans une incertitude indig-ne e la science, ce qui eût été lui dire :
Décide, si tu peux, et choisis, si tu l’oses.
nous avons iraag*iné l’expédient de quelques abrévations qui, sans allong*er notre texte, nous ont permis de juger la plupart des remèdes employés dans les maladies et de les classer d’après leur importance. — Ce qui est hon et ce qui a obtenu l’assentiment d’un grand nombre de médecins se trouve marquédu signe algébrique ainsi, par exemple,
le tartre stibié dans la pneumonie franche; ce qui est excellent et presque spécifique d’une lésion ou d’une diathèse, comme le mercure dans la sy^ philis, le sulfate de quinine dans les fièvres, etc., est indiqué par le signe de deux plus réunis (4-+). Nous avons marqué du signe moins { —)ce qui esimauvais. —Quant aux remèdes anciens et oubliés ou peu expérimentés, et aux médicaments exotiques en usage aux colonies ou dans les pays étrangers^ ne les ayant pas mis en usage et ne voulant pas en juger l’action curative, nous les avons marqués d’un carré vide □ pour n’avoir à en faire ni l’éloge ni le blâme; il signifie : à vérifier.
Des figures en grand nombre ont été placées dans le texte pour en faciliter T intelligence : figures d’accouchement et de dystocie, — figures de médecine opératoire, indiquant les procédés à suivre, — figures indiquant les instruments à employer, — figures de matière médicale ou d’anatomie pathologique, etc. Nous n’avons rien négligé de ce qui pou^ vait servir à donner à ce dictionnaire le cachet d’utilité pratique qu’il devrait avoir pour entrer dans la bibliothèque de tous les médecins qui voudraient se faire une idée de la thérapeutique du xix® siècle.
MÉMOIRE SÜR ÜNE NOUVELLE MÉTHODE DE TRAITEMENT DE l’ANGINE GOüEN- NEESE PAR l’AMPUTATION DES AMYGDALES. (Gomptes-rendus de l’Académie des sciences, 1858.)
Cette méthode, mise en pratique au début de la maladie et seulement lorsque les amygdales sont hypertrophiées, sert de moyen préventif au croup, et, chose curieuse, les fausses membranes ne se reproduisent pas sur la surface coupée. Elle repose sur douze observations.