SOUFRE
Soufre.
113. Préparation du soufre octaédrique et du soufre prismatique. — Voir Cristallisation (§ 80 et 87).
114. Préparation du soufre amorphe. — On agite de la fleur de soufre avec du sulfure de carbone, à plusieurs reprises et en décantant chaque fois, dans un flacon bien bouché. Le résidu est jeté sur un filtre et abandonné à Pair jusqu'à dessiccation complète.
Le sulfure de carbone décanté contient en dissolution tout le soufre cristallisable que renfermait le produit primitif; en l'abandonnant à Févaporation spontanée, on aura une cristallisation de soufre octaédrique.
On pourra vérifier, en chaufl'ant cos deux espèces de soufre avec de l'acide azotique, à la même température, que le soufre amorphe est plus facilement oxydable que le soufre cristallisé.
115. Préparation du soufre mou. — On fait fondre le soufre dans un ballon de verre et on le surchauffe jusqu^à ce qu'il ait atteint une température voisine de 300 degrés; on constate en passant que le liquide devient brun, puis qu'il s'épaissit et redevient peu à peu plus fluide. On le coule alors par filet mince dans une terrine pleine d'eau froide.
Le soufre mou reprend sa dureté première après quelques jours; on s'assurera qu'il renferme du soufre amorphe en le traitant par le sulfure de carbone, qui ne doit le dissoudre qu'en partie.
Hydrogène sulfuré.
116. Préparation par le sulfure de fer. — On traite le sulfure de fer artificiel FeS par l'acide sulfurique ou
MANIPULATIONS GHLMIQUES
l'acide clilorhydrique étendus, à froid. L'appareil est le même que pour la préparation de l'hydrogène par le zinc (fig. 53); on dessèche le gaz, s'il y a lieu, avec du chlorure de calcium et non avec de l'acide sulfurique, qui le décomposerait.
On essaiera sur le gaz qui se dégage les principales réactions de l'acide sulfhydrique et on déterminera son état de pureté en l'agitant avec une dissolution de potasse, qui Pabsorbe entièrement lorsqu'il est pur.
Fig. 53. — Préparation de l'hydrogène sulfuré.
L'acide sulfhydrique préparé par le sulfure de fer contient toujours de l'hydrogène libre, qui reste alors comme résidu et que l'on reconnaîtra à ce qu'il est inodore et brûle avec une flamme pâle.
Le résidu est du sulfate ou du chlorure ferreux, que l'on fera cristalliser et que Ton conservera dans des flacons bien Ijoucliés, pour qu'il ne s'oxyde pas.