‹ Travaux pratiques et manipulations de chimieChapitre 41 sur 96 · AMMONIAQUE · texte numérisé non relu

AMMONIAQUE

drogène avec 1 partie d'azote. On constatera qu'il brûle à l'air avec une flamme peu éclairante, en produisant de la vapeur d'eau.

Le meilleur moyen d'avoir un courant régulier d'ammoniaque, dans cette expérience, consiste à chauffer doucement, dans un ballon, une dissolution commerciale de ce gaz.

129. Préparation de l'amalgame d'ammonium. — Dans une éprouvette à moitié remplie d'une solution concentrée de sel ammoniac, on verse une centaine de grammes d'amalgame de sodium à 2 pour cent environ, puis on agite avec une baguette de verre. L'amalgame de sodium se change alors en amalgame d'ammonium, dont le volume est infiniment plus considérable, si bien que la masse déborde au dehors de l'éprouvette.

L'amalgame d'ammonium ne tarde pas à se décomposer, en dégageant de l'hydrogène et du gaz ammoniaque.

130. Préparation des sels ammoniacaux. — On peut les obtenir tous en saturant une solution d'ammoniaque par l'acide correspondant ; on fera bien de préparer en passant une solution de sulfhydrate d'ammoniaque, qui trouvera son emploi en analyse : il suffît pour cela de faire passer un courant d'acide suif hydrique dans de l'eau ammoniacale, jusqu'à ce que le gaz ne s'absorbe plus.

La solution fraiche du sulfhydrate d'ammoniaque est incolore ; peu à peu elle jaunit, par suite de la formation de persulfures d'ammonium et devient alors plus particulièrement apte à dissoudre les sulfures métalliques du 2® groupe (§ 11).

Protoxyde d'azote.

131. Préparation. — On chauffe doucement^ un peu au-dessus de son point de fusion, de l'azotate d'ammoniaque bien sec : on peut se servir pour cela, indifféremment, d'un ballon ou d'une cornue (fig. 58). L'essentiel est de ne pas élever trop brusquement la température, car l'azotate d'ammoniaque est un corps explosif et sa décomposition devient facilement tumultueuse.

Fig. 58. — Préparation du protoxyde d'azote.

On vérifiera que le gaz entretient la combustion comme l'oxygène ; on y fera brûler du cliarbon, du soufre et du phosphore, enfin on le distinguera de l'oxygène à ce qu'il ne donne pas de coloration avec le bioxyde d'azote ni avec le pyrogallol potassé.

En ajoutant au protoxyde d'azote son propre volume d'hydrogène, on aura un mélange explosif au moins aussi énergi(juo que le gaz de la pile.

Bioxyde d'azote.

132. Préparation par le cuivre et l'acide azotique étendu. — Mémo appareil que pour l'hydrogène (iig. 51)) ;

BIOXYDE d'azote

au début le bioxyde d'azote se combine avec l'oxygène de l'air que renferme Je flacon pour former des vapeurs rutilantes : il y a alors absorption, mais bientôt le dégagement se produit, d'autant plus i-apide que l'on a mis davantage d'acide azotique.

Quand l'appareil doit fonctionner longtemps, il est nécessaire de le refroidir en le plongeant dans l'eau.

On s'assurera que le gaz est absorbable par une dissolution concentrée de sulfate ferreux, avec production d'une matière brune qui se décolore lorsqu'on la chauffe ; enfin on recueillera la dissolution d'azotate de cuivre qui reste dans le flacon et on la fera cristalliser.

133. Préparation par l'azotate de potassium et le chlorure ferreux. — Dans un ballon on place une dissolution concentrée de chlorure ferreux, on ajoute un excès d'acide chlorhydrique, on fait bouillir et on introduit peu à peu, par très petites portions à la fois, une dissolution de salpêtre ; le gaz qui se dégage est, dans ce cas, absolument pur.

Fig. 59. — Préparation du bioxyde d';

'azote.

MANIPULATlOxNS CHIMIQUES

On s'en assurera en constatant qu'il est entièrement absorbable par une solution de sulfate ferreux.

134. Combustions dans le bioxyde d'azote.— [On y fera brûler, comme dans l'oxygène ou le protoxyde d'azote, du soufre et du phosphore ; le soufre devra être chauffé d'abord jusqu'à sa température d'ébullition, autrement il s'éteindrait dans le bioxyde d'azote.

En approchant une allumette d'un flacon rempli de bioxyde d'azote où l'on a agité quelques centimètres cubes de sulfure de carbone, on voit se produire une belle flamme bleue, très photogénique, d'un éclat presque éblouissant.

Nous avons vu plus haut (§ 107) que la lumière émise par cette combustion est capable de déterminer l'explosion immédiate d'un mélange à volumes égaux de chlore et d'hydrogène.

Peroxyde d'azote.

135. Préparation. — On dessèche de l'azotate de plomb pulvérisé en le chaufl'ant dans une capsule de porcelaine jusqu'à ce qu'il commence à dégager des vapeurs rouges, puis on l'introduit dans une cornue en verre peu fusible que l'on chaufl'e au rouge sombre ; les vapeurs qui se dégagent sont condensées dans un tube en U, refroidi par un mélange réfrigérant vers — 10 degrés (flg. GO).

Le liquide ainsi obtenu doit être franchement jaune ; une coloration verdàtre serait l'indice de la présence d'un peu d'anhydride azoteux et par conséquent la prouve d'une dessiccation imparfaite du sel de plomb employé.

En versant quehiues gouttes de peroxyde d'azote

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