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HYDROGÈNE PHOSPHORÉ

On peut aussi ajouter à l'acide azotique un excès d'acide sulturique étendu et quelques fragments de zinc; en ajoutant au liquide, lorsque la réaction est terminée, une quantité de potasse suffisante pour redissoudre le précipité d'oxyde de zinc qui se forme d'abord, on sentira se dégager nettement l'odeur de rammoniaque.

138. Transformation de Fammoniaque en acide azotique. — On emploie le même appareil que précédemment, mais on envoie un courant d'air au lieu d'hydrogène et dans le flacon laveur on met une solution concentrée d'ammoniaque au lieu d'acide azotique.

Les vapeurs blanches (quelquefois rutilantes) qui se dégagent sont recueillies dans un ballon où elles se condensent: on vérifiera que le produit donne les réactions caractéristiques des azotates et des azotites.

Phosphore.

139. Préparation de l'hydrogène phosphoré. — Dans un petit col droit portant un tube abducteur et un tube de sûreté assez large (15 à 20 millimètres de diamètre) on fait d'abord passer un courant d'anhydride carbonique pour chasser tout l'air qu'il renferme, puis on y laisse tomber, par le tube droit, de petits fragments de phosphure de calcium. Dès que le gaz carbonique a été déplacé à son tour, l'hydrogène phosphoré se dégage sous forme de bulles qui prennent feu au contact de l'air, en donnant des couronnes de fumée.

Remarque. — Si l'on n'avait pas soin de remplir le flacon d'acide carbonique, au début de l'expérience,

158 MAN1J>ULATI0NS CHIMIQUES

l'hydrogène phosphoré pourrait prendre feu à l'intérieur même de l'appareil et donner lieu à des explosions.

140. Préparation de l'acide phosphorique. — On calcine du phospliate d'ammoniaque dans une capsule de platine ou bien on chauffe le même sel, dans une capsule de porcelaine, avec un excès d'eau régale.

Dans le premier cas on obtient de l'acide métaphosphorique, qu'il suffit de faire bouillir avec un peu d'eau pour le transformer en acide orthophospliorique. On vérifiera sur chacun d'eux les réactions qui permettent de les reconnaître.

Recommandation essentielle. — Les commençants devront éviter de se servir de phosphore libre, dont l'emploi est toujours dangereux.

Arsenic.

141. Recherche des composés arsénicaux. — Elle s'effectue au moyen de l'appareil de Marsh, dont le fonctionnement a été décrit plus haut (§ 19).

Bore.

142. Préparation du bore. — On chauffe dans un petit creuset de terre un mélange de magnésium en poudre avec 3 fois son poids d'anhydride borique, absolument sec et finement pulvérisé. La température doit atteindre le rouge sombre et y être maintenue pendant environ 10 minutes.

On laisse alors refroidir, on sépare la partie brune qui est au centre du creuset et on la fait bouillir successivement, en décantant chaque fois, avec de

OXYDE DE CAUBONE

l'eau, de l'acide clilorhydrique et une lessive de potasse, qui s'emparent des impuretés. Le bore reste seul, sous la forme d'une poudre brune, que l'on recueille sur un filtre et que l'on sèche à l'étuve.

On s'assurera que le bore ainsi préparé brûle avec incandescence à l'air ou dans un courant de protoxyde d'azote, en donnant de l'anhydride borique.

143. Préparation de l'acide borique. — On ajoute un excès d'acide clilorhydrique à une solution chaude et concentrée de borax : l'acide borique se dépose, pendant le refroidissement, sous forme de paillettes à éclat gras, que l'on sépare par décantation et que l'on purifie par une seconde cristallisation dans l'eali bouillante.

On vérifiera que l'acide borique est fusible au rouge et qu'il colore en vert la flamme de l'alcool.

Carbone.

144. Réduction d'oxydes. — On cliauffe un oxyde de métal lourd (Pb,Sn,Cu) dans un creuset, avec un léger excès de charbon : le métal mis en liberté se réunit au fond du creuset, s'il est facilement fusible, et y forme un culot qu'il est facile d'isoler en cassant le creuset refroidi.

En répétant la même expérience dans un tube à essai, muni d'un tube abducteur, on pourra constater qu'il se dégage de l'anhydride carbonique.

Oxyde de carbone.

145. Préparation par l'acide oxalique. — On chauffe doucement, dans un ballon, un mélange d'acide oxa-

MANIPULATIONS CHIMIQUES

lique cristallisé et d'acide sulfurique. Le gaz qui se dégage est un mélange à volumes égaux d'oxyde de* carbone et d'acide carbonique : on arrête ce dernier par un flacon laveur à potasse caustique (fig. 02).

Fig. 62. — Préparation de l'oxyde de carbone.

On vérifiera que l'oxyde de carbone ne trouble pas l'eau de chaux, qu'il est absorbable par le chlorure cuivreux et qu'il donne de l'acide carbonique en brûlant: on pourra s'en servir pour réduire de l'oxyde de cuivre, chauffé au rouge sombre dans un tube de verre vert.

146. Préparation par l'acide formique. — On chauffe irèn (loucement un mélange d'acide formi(|ue et d'acide sulfurique concentré ; le gaz est immédiatement pur,

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