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Travaux scientifiques, de M. Charles Martins, professeur de botanique

Depuis les grands travaux des de Humboldt, Boussingault, de Gasparin, Alphonse de Candolle, Dove, Kupffer, etc., l’importance des applications de la météorologie à l’agriculture rationnelle devient tous les jours plus évidente. Parmi les éléments qui déterminent ou modifient l’économie rurale d’un pays, hâtent ou retardent la maturité des récoltes, la température est le plus influent, et c’est aussi celui qui a été l’objet principal des études dont la liste forme la première division de mes travaux scientifiques.

et la sensation du froid : il montre que l’agitation de l’air est une cause de froid non moins efUcace pour l’homme et les animaux que l’abaissement de la température : il étudie ensuite le réchauffement relatif de l’air et du sol à différentes latitudes en comparant Bruxelles et le Spitzberg. Passant à l’analyse des causes du froid sur les montagnes, il met à profft les observations et les expériences qu’il a faites en 1841, 1842, 1844 et 1846 dans les Alpes, soit seul, soit avec Auguste Bravais. Les résultats principaux de ces recherches sont : l” la chaleur des rayons solaires est plus intense sur un sommet élevé qu’au niveau de la mer ; 2" le sol s’échauffe relativement beaucoup plus sur la montagne que dans la plaine : c’est le sol échauffé qui acüve et favorise la végétation si rapide et si variée des régions alpines : c’est lui qui permet au cultivateur.d’obtenir encore des récoltes à des hauteurs où la température de l’air serait insuffisante, si réchauffement relatif de la terre était le même que dans la plaine ; 3° le refroidissement de l’air sur les hautes montagnes est dû à l’intensité du rayonnement nocturne, à celle de l’évaporation et à la dilatation de l’air des courants ascendants. L’auteur cite à l’appui les expériences qu’il a faites à l’aide de. l’appareil à air comprimé de M. Tabarié. Treize expériences bien concordantes lui ont montré que l’air passant d’une pression de 1009 miliimètres à 769 miliimètres se refroidissait de 6®,31. Dans un dernier chapitre l’auteur discute les conditions physiologiques de la sensation du froid.

ïn-i de 40 pages (Mémoiresde l’Académie des sciences de Montpellier, 1861, t. V, p. 47, et par extrait: Annuaire de la Société météorologique, 1861, t IX, p. 180>.

Ce travail peut se résumer de la manière suivante :

1° Pendant les nuits sereines, il y a toujours accroissement de la température de l’air avec la hauteur dans la couche inférieure de l’atmosphère. Sous le ciel de Montpellier,

2* L’accroissement n’est pas uniforme. Plus rapide dans le voisinage du sol, il est en moyenne de 1 degré centigrade pour 13 mètres, entre 0",05 et 60 mètres.

3* Par un ciel couvert, le décroissement diurne persiste pendant la nuit, ou bien l’accroissement nocturne est très faible, savoir, en moyenne de 1 degré pour 46 mètres.

4° Avec un ciel serein, l’accroissement est beaucoup plus rapide : mes observations donnent 1 degré pour 9 mètres en moyenne.

6“ Un vent fort tend à égaliser la température dans la couche inférieure de l’atmosphère,

7” Les résultats de Montpellier étant sensiblement d’accord avec ceux de Pictet et Marcel à Genève, Six à Cantorbéry, Bravais et Lottin à Bossekop, en Laponie, ce phénomène peut être considéré comme général et semblable sous toutes les latitudes.

8° Un thermomètre soustrait au rayonnement zénithal et terrestre marque en moyenne pendant la nuit une température plus élevée de 0",90 que celui qui rayonne librement dans tous les sens.

9® La température de la surface du sol est presque toujours un peu plus élevée que celle de la couche d’air immédiatement en contact avec elle.

10" Le rayonnement terrestre est la vraie cause de l’accroissement nocturne de la température avec la hauteur. Pendant le jour, la terre, échauffée par le soleil, échauffe à son tour l’air par contact ; elle le refroidit la nuit en rayonnant vers les espaces célestes.

11“ Des séries d’observations météorologiques ne sont pas comparables, si les stations ne sont pas semblablement situées et les instruments placés à la même hauteur au-dessus du sel.

12" L’accroissement nocturne de la température avec la hauteur affecte le calcul des différences do niveau par le baromètre,, quand les observations correspondantes ont été faites au lever du soleil, à son coucher, ou pendant la nuit.

13" Tous ces faits rendent compte de la congélation des végétaux dans les bas-fonds, et de leur préservation sur des éminences, après les nuits froides et sereines do l'hiver ou du printemps.

Du REFBOIDlSSEMEnT NOCTUBNE DE L1 TRANCHE SUPERFICIELLE DO SOL COMPARÉ A CELUI In-8, 7 pages (.Bibliothèque unwmelUs de Genève, 1862, L XIV, p. 260, et Confies rendus de l'Acod.

En prouvant que la tranche superficielle est plus chaude que l’air qui le recouvre, l’auteur montre pourquoi certaines graines conservent leur vitalité dans la terre malgré des abaissements de la température de l’air qui seraient capables de les tuer.

Coors complet de météorologie de Kaesitz.

construction graphique des Tableaux numériques par Léon Lalaune. 1848.

Ce livre est le premier traité complet de météorologie qui ait été publié en français. Il parut en Allemagne en 1840. Les notes ont eu pour but de le mettre au niveau de la science à cette époque, et d’y introduire les travaux récents dos météorologistes fran-

Après une discussion des meilleures méthodes de comparaisons des baromètres, ce mémoire donne la description et l’équation des baromètres employés dans les observatoires d’Upsal, de Stockholm, d’Altona^ de Berlin, de Dresde, de Goettingue, de Bruxelles, de Paris et du grand Saint-Bernard, et celle des instruments de MM. Delcros, Œrsted, ' Kaemtz et Poggendorfï.

Sur l’jnfluence de la distance et la correction horaire des différences de niveau

OBTENUES A l’aIDE DE DEUX BAROMÈTRES CORRESPONDANTS. ïa-8,10 pages {Bibliothèque universelle de Genève, Archives. 1860, t. IX).

L’auteur montre, d’après ses observations et celles de M. Plantamour, la constance et la valeur de l’influence horaire et donne une table de correction applicable à la Suisse

tiens correspondantes de Berne, Genève, Milan et le Saint-Bernard.

Je termine cette liste par l’énumération des travaux qui sont sans application à l’économie rurale, mais qui se rattachent comme les autres à la météorologie et à la physique du globe. .

Ce mémoire commence par. une exposition complète de toutes les expériences qui ont été faites sur la vitesse du son. Les auteurs se sont proposé pour but de savoir si la vitesse du son est la même lorsqu’il se propage horizontalement et lorsqu’il monte ou

descend dans l’atmosphère, la différence de niveau des deux stations Brienz et le sommet du Paulhorn était de 2079 mètres. Les coups de canon toujours réciproques ont donné une vitesse égale du son ascendant et descendant, à raison de B32“,4 par seconde sexagésimale, dans l’air sec et à la température de zéro. MM. Moll et van Beck, dont les expériences faites en plaine sont les plus digues de confiance, avaient trouvé 332”,25 dans les environs de Leyde. Ainsi donc la vitesse du son traversant obliquement l’atmos- ‘ phère est la même que celle du son qui se propage horizontalement.

MÉMOIÜE son LES TEMPÉBiTUBES BE LA MEB GLACIALE A LA SUBFACE, A DÉ GBABDES PBOFONDEDBS ET BANS LE VOISINAGE DES GLACIEBS DU SpiTZBEBG.

la-s, 72 page» (Voyages en Scandinavie et au Spitzberg, de U corvette la Rechebchb. Géographie physique, 1848, t. II, p. 279).

Les sondes lherinométriques faites avec des instruments à déversement de M. Walferdin aarantis de la pression, jusqu’à des profondeurs de 870 mètres, prouvent que, .dans ces mers, la température n’augmente pas avec la profondeur, comme le répètent tous les traités de physique; elles montrent en outre que le décroissement est uniforme.

Los ['apports de !a botanique avec l’agriculture sont tellement nombreux que je n'ai pas besoin de justïâer bénumératioii complète que je donne dé ceu.x de mes travaux qui se rapportent à la science des végétaux. Presque tous ont en pour objet la géographie botani branche de l’histoire naturelle qui a les relations les plus intimes avec la géographie agricole, car celle-ci n’est que la géographie botanique des plantes ■ cultivées.

Essai sur la topographie rotahique du jiom Ventoux en Provence.

Description physique, météorologique, et détermination de la hauteur du Ventoux. — Distinction de six régions végétales sur les flancs de cette montagne. — Dilférence de. la végétation du versant sud et du versant nord; le pin d’Alep et l’olivier ne croissent que sur le versant sud; le noyer et le sapin n’existent que sur le côté nord. — Liste des plantes qui croissent sur le Ventoux. — Limites altitudinales différentes sur l’un et l’autre

pleine terre. — Indication de ceux qui ont supporté des froidsde 11 degrés, de 5 degrés, de 2”,5 et de 1 degré au-dessous de zéro. ,

Géographie rotahiûue de la France.

la-S, 78 pages. Dans Patria, 1847, p, 412.

Les végétaux qui croissent spontanément en France ont été divisés en ; 1" plantes communes à toute la France ; 2" plantes deé régions septentrionales ; 3” plantes des régions méridionales; 4" plantes méditerranéennes; 6' plantes subalpines; 6“ plantes alpines. D’après leur station' elles ont été distinguées en plantes maritimes, aquatiques,'

Ce voyage présente un parallèle entre l’horticulture de la Suède et celle de la Norvège, et montre comment ta végétation spontanée se modifie à mesure qu’on s’avance vers le nord ; on,y trouve une discussion approfondie du climat d’Alton, sous te 70" degré de latitude, des détails sur l’époque de la floraison des végétaux, la température interne des arbres et une liste complète des plantes qui croissent dans ce district ; enfin, un tableau de la végétation du cap Nord, le promontoire le plus septentrional de l’Europe.

cru jusqu’ici. — Preuves multipliées que cés îles ont été colonisées par des plantes européennes. L’auteur conclut à l’existence de deux migrations végétales, l’une partant de l’Europe, savoir des côtes de France, d’Allemagne et de Scandinavie; l’autre, moins considérable, venant du Groenland.—Considérations Anales sur les moyens employés par la nature pour transporter les grains des végétaux à de grandes distances à travers

Sua LA DISTBIBUTION DES CBANDS VÉGÉTAUX LE LONG DES CÔTES DE LA SCAKDlNAViE ET LE VEBSANT SEPTEKTBIOKAL DE LA GbIMSEL, EN SuiSSE. ' m-8, 8 pages (Annales des sciences nolurelles. Bouniqae, 1842, 2« série, L XVm, p. 193).

Note qui montre que la succession des grands végétaux de la Scandinavie en latitude, ressemble beaucoup à l’échelonnement des mêmes végétaux sur le versant septentrional de la Grimsel.

SuB UNE FLEUR MONSTRUEUSE DE PETUtlIÀ VIOLiCEA.

In-8, 3 pages (Annales des scimees naturelles. Botanique, 1844, 3’ série, t. U, p. 362).

Promenade botanibue le long des côtes de l Asie Mineube , de la Strie et de

L’auteur s’est attaché à mettre en relief l’uniformité de la végétation littorale sur tout le pourtour de la Méditerranée, de Marseille à Constantinople et de Constantinople en Asie Mineure. La Syrie et l’Égypte rompent seules la monotonie du cadre de la mer intérieure de l’Europe méridionale : il signale ensuite le petit nombre de plantes qu’on voit en fleur à cette époque de l’année et insiste sur les végétaux cultivés dans les jardins

SYLVICULTURE ET HORTICULTURE.

Dans ce Mémoire, nous avons monlré : 1° que dans cet arbre l’épaisseur des couches annuelles allait en diminnant du centre à la circonférence ; 2* que leur épaisseur était d’autant moindre qu’on s’avançait davantage vers le nord; 3® qu’une épaisseur moyenne d’un millimètre environ donne au bois de pin la solidité et l’élasticité qui le rendent propre à la mâture ; !i° que des pins plantés dans les Vosges, entre 800 et 1200 mè très

cette épaisseur moyenne des couches que nous avons trouvée chez ceux de Suède. Ce dernier résultat a été vérifié par nous aux environs de Briançon.

De la croissance du sweso sivoba sous le climat de Montpellier. m-a, 10 pages mmoins de l’Acadéniie des sciences de Montpelliet, 1854, t. It, p,'377)..

{Phytolocca dioica L.) a Montpellier.

On voit dans cette note que dans la nuit dii 20 au 21 janvier, le thermomètre descendit à Montpellier à - 18",O — 10«,O — là",0 - 10",2 suivant les localités. L’exposition, les abris et surtout l’élévation au-dessous des parties les plus déclives rendent parfaitement compte de ces différences ; elles se traduisirent par leurs effets sur les végétaux délicats ; les lauriers, les figuiers, les oliviers périrent dans les dépressions et furent épargnés sur les hauteurs. Suit la liste des végétaux exotiques épargnés par le froid, tués par lui entièrement ou jusqu’aux racines seulement.

Sous le ciel de Montpellier la floraison de VAgave amerkana a lieu entre les âges de ■vingt à trente ans, après cette floraison la plante meurt. Mais toute circonstance qui la débilite, telle qu’une mutilation, une transplantation, une maladie ou même l’arrachement, peut hâter le moment de cette floraison. La croissance de la hampe se {ait avec une rapidité dont le Bambou (Bamhisa vulgarish^ offre un second exemple et suivant une loi mathématique, car la courbe de croissance est d’une régularité parfaite.

Des plantes exotiques natuualisées spontanément dans le jabdin des plantes de Montpellieb.

In-8, 8 pages {SuUetin de la Société d'agrimllme de f Hérault, 1856, p. 69, et Berne horticole, â« série, t. V, p. Iâ2).

Le jabdin des plantes de Montpellieb. Essai histobiqoe et descbiptif.

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