Coutum. gcnér., t. IV, p
sèment en résulter ensuite. C'est aussi à partir de cette année que l'on voit le président Christophe de Thou, occupé pendant 25 ans, comme principal commissaire, de la rédaction et de la réformation des coutumes.
Les lettres patentes du 17 août 1555' nous apprennent que le procès-verbal des anciennes coutumes de Sens avait été perdu et adiré, de sorte qu'il n'y avait aucun moyen de constater d'une manière authentique les articles de ces coutumes qui avaient été accordés ou discordés par les États lors de leur publication , et de résoudre les autres difficultés que l'interprétation de ces coutumes pouvait faire naître. On avait donc été contraint, comme par le passé, de vérifier les articles de coutumes par turbes de témoins, ce qui avait fait continuer tous les abus et inconvénients auxquels la rédaction des coutumes et leur conversion en lois devaient porter remède. Ces lettres patentes chargeaient eu conséquence le président de Thou , le conseiller au parlement Barthélémy Fayeet l'avocat du roi Gilles Rourdin, de procéder à une nouvelle rédaction et publication des coutumes de Sens, ce qui eut lieu, en effet , au mois de novembre de celte même année.
Il fut ordonné aux mêmes commissaires, par lettres du 19 août 155G, de publier les coutumes de Verinaudois, de Montfort, Mantes, Mculan et Etampes, qui n'avaient pas été rédigées encore; celles de Poitou
I. Voyez lii pnurs-MTbal des nomcllcs coutumes do Sons, < oui uni. gêner. , I. III, |». .VJO.
et d'Auxerre, déjà rédigées, mais dont les procès-verbaux avaient été perdus, et généralement toutes celles des provinces et sièges ressortissant au parlement de Paris Par autres lettres du 15 septembre de la même année, le conseiller au parlement Jacques Viole fut substitué à Bourdin , retenu à Paris pour les affaires du roi2. Les commissaires de Thou, Faye et Viole publièrent en 1556 les coutumes d'Etampes, de Montfort, de Mantes et Meulan3, de Vermandois et de Dourdan, et en 1558, celles du Grand - Perche , en vertu de nouvelles lettres spéciales du 8 août de la même année. 4
Les lettres de Henri II , du 12 février 1558, portent que les coutumes du Maine, d'Anjou et de Tou raine avaient été déjà rédigées précédemment , mais que les procès- verbaux étaient chargés de plusieurs renvois à la cour de parlement5, et que plusieurs différends étaient nés sur l' interprétation des articles; ce qui obligeait de procéder par turbes ; et que dans d'autres provinces , notamment au bailliage de Melun , il s'était trouvé plusieurs coutumes dures , iniques et déraisonnables. En conséquence, les mêmes commis-