Coutum. génér., t. III, p
.'J. Coutum. génér., t. III, p. 534, 545.
le roi de France et le duc de Lorraine et de Bar , que le Rarrois et la partie du Rassigny qui ap|>artenait au duc, furent distraits du bailliage de Sens, sans cesser pour cela de ressortir au parlement de Paris. Alors aussi furent rédigées des coutumes particulières pour le Rassigny, le Rarrois et le Clermontais.
Le territoire des coutumes du bailliage et comté de Clermont en Argonne, comprenait les prévôtés de Clermont, de Varennes, des Montignons, et la baron nie de Vienne-le-Cbàteau. Les coutumes du bailliage de Rar s'étendaient sur les villes de Rar-le-Duc, Ligny , Pierrefitte, et sur tout le pays Rarrois mouvant de la France. Quant aux coutumes générales du bailliage de Rassigny, leur territoire se composait de la prévoté de Gondrecourl, ancien ressort de Chaumont, des prévôtés de la Marcbe, Chàtillon-sur-Saône et Conflans en Rassigny, ancien ressort de Sens; enfiu des sénéchaussées de la Motte et Rourmont, qui ressorlissaient à Nancy, à l'exception du siège de Sainl- Thiébaud, qui était du ressort du parlement de Paris, comme les prévôtés de Gondrecourt, la Marche, Châtillon et Conflans. 1
Le Rarrois, situé sur les confins de la Lorraine, se rattache à la Champagne, à Test, par Sens, comme l'Artois se lie à la Picardie, au nord, par Amiens. A l'ouest de la Champagne, vers la France proprement dite, est la Rrie, dont une petite partie est soumise
1. Voyez la carie de Lorraine en »i\ feuilles, par J ai luit.
à la coutume de Paris; le reste se partage entre les coutumes générales du bailliage de Meaux, et celles du bailliage de Mclun. Du premier dépendent Meaux , Lagnj» Crécy, Faremoutier , Coulommiers, la Ferléa u -Col, la Ferté-Gaucber, Sézanne, Fère- Champenoise, Ànglure, Provins, Bray, Montereau 1 ; le second s'étend sur Melun , Rosoy, Nangis, Donnemarie, et sur uue partie du Gàtinais, entre la Seine et l'Essonne , notamment sur Fontainebleau , Moret , la Chapelle-la-Reine et Milly2. Les coutumes locales alléguées |M>ur plusieurs chàtellenies et seigneuries du bailliage de Meaux n ont point été publiées, parce qu'il sembla que c'étaient plus droits seigneuriaux que coutumes.3