‹ Travaux sur l'histoire du droit françaisChapitre 81 sur 250 · foutum. génér., t. III, p · texte numérisé non relu

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au moyen âge; on entendait d'abord par là les franchises et privilèges de celte petite ville, plutôt que des coutumes dans la signification précise que ce mot reçut plus tard. Ce nom de coutumes de Lorris s'étendit de proche eu proche aux coutumes nonseulement du Gâtinais, mais encore de la Beauce et de la Sologne, qui étaient les mêmes, à de légères différences près. Lorsqu'il s'agit de rédiger officiellement ces coutumes, chacun des deux bailliages d'Orléans et de Montargis prétendit embrasser , au moins pour le fait des coutumes et comme étant de son ancien ressort , le territoire tout entier des coutumes de Lorris, qui avait été partagé entre eux. Aiusi les états du bailliage de Montargis furent assignés à Orléans; ceux du bailliage d'Orléans, à Montargis. Malgré ces oppositions réciproques1 , deux coutumes furent rédigées. Ce sont , d'abord , les coutumes de Lorris, des bailliages et prévoté de Montargis, Saint- Fargeau, pays de Puisaye, Châtillon-sur-Loing, comtés de Gien, de Sancerre, duché de Nemours , en ce qui est au pays de Gàtiuais, châlelleuie de Château- Landou et autres lieux régis et gouvernés par ces cou-

I. ( oui. gén., t. 764, 76:,, 767,810,859,861 — 867. ta coutume de Montargis contient des dispositions particulières pour Orléans, Meung, Jargeau , Sully, Saint -Benoit , Janville. thap. 1.", art. 40 et 64; l'ancienne coutume d'Orléans, au contraire, dos dis|K>sitions |>our (iien et Châtillon-sur-Loire, art. Ml.

tûmes1. Ed effet, les coutumes de Montargis ue s étendaient pas seulement sur le Gâtinais , mais eucore sur une partie du pays de Puisaye, où il y avait les coutumes locales de Blenau et de Toucy 2 , et au sud de la Loire , sur une partie assez considérable du Berry, savoir : les comté et pays de Sancerre, chàtclleuies d'Aubigny-sur-Nerre , la Chapelle-d'Angillon , Concressault3, Saint- Brisson , Cernoy ; les terres et justice d'Autry-la-Ville, Autry-le-Châtel , Pierrelilteès-Bois, Blancafort ; les chàtellenies et justices de Vailly, Bar lieu , Champignon, Maison -Tout et Saulogoe; Sancergues, etc., où il y avait aussi quelques coutumes locales 4. Les coutumes locales des terres, justices et seigneuries de la Tour-de-Vefvre et j\euvyà-deux-clochers, et celles de la châtellenie de Beaujcu, terres, justices et seigneuries des Quartiers - Rogiers , ont été rédigées comme locales de Berry. Enfin il y

1. Voyez l'intitule de la coutume de Montargis. Les oppositions pour Chartres, Paris, Étampes, Montfort , Sens, Melun, Auxcrrc. Coutum. genér. , t. III, p. 113, 115, 164, 429, 464, 465, 477, 541 — 544,590, 620, 621, 859—863, 975, 978, 980 , 990 , 991.

2. Coutume de Montargis, ch. 2, art. 49; ch. 4, art. 21 ; ch. 19, art. 10.

3. Quelques points des coutumes de Concressault sont mentionnés dans les nouvelles coutumes de Berry, lit. I.rr, art. 2; fit. Il, art. 16, 24.

4. Coutume de Montargis, ch. t.", art. 91 cl suiv. ; ch. 2, art. 44; ch. 3, art. 9; ch. 4, art. 20; ch. tl, art. 9; ch. 13, art. 1 1 ; ch. 17, art. 4.

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avait des coutumes locales à Gien et à Chàtillou-sur- Loire.'

Une petite partie du Gâtinais, la Beauce et la Sologne, formaient le territoire des coutumes du duché, bailliage et prévôté d'Orléans, « lesquelles d'ancienneté ont été vulgairement appelées les coutumes de Lorry, pour ce que Lorry est une des chàlellenies dudil bailliage, où elles furent lors rédigées par écrit.3* Ce territoire comprend , outre le ressort du chàtelet d'Orléans, les cbàtellenies de Lorris, Janville, Beaugency, Bois-Commun , Yèvre-le-Cbâtel , C bateau neufsu r-Ix> ire, Vitry- aux -Loges, Neuville -aux -Loges et Pitbiviers. Il parait même s'être étendu dans le Blaisois, puisque les Etats de Suèvres furent assignés et comparurent en partie aux deux rédactions des coutumes d'Orléans5. La ville d'Orléans a quelques coutumes particulières 4, ainsi que la chàtelleiiie de Janville5. Les droits de pâturage se règlent diversement

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