‹ Trente ans de vie française (volume 3)Chapitre 178 sur 256 · Leurs Figures, p · texte numérisé non relu

Leurs Figures, p

LES FIGURES DE ROMAN

Avec beaucoup d'esprit et un sens très juste des valeurs, M. Barres a fait naître Saint-Phlin à Varennes. « L'infériorité, l'avilissement pour tout dire où Drouet, le 22 juin 1791, a réduit le roi et dont la vieille M"^^ Gallant de Sâint-Phlin garde la tradition locale, empêcheront que le jeune homme, pourtant traditionaliste, devienne jamais monarchiste » ^. Ainsi son antipathie pour la monarchie comme son goût pour la tradition (et pour le patois lorrain) sont déterminés par ce que M. Barres appelle des façons de sentir. Saint-Phlin est rendu heureux et fier par le patois qu'il ne sait pas. Il est rendu méfiant à l'égard de la monarchie qu'il n'aperçoit que dans la bèrHne de Varennes : peut-être, là aussi, ne sait-il pas. Ce terrien délicat et naïf, sans arrière-pensée, un peu virgiHen et lamartinien, paraît dans lé cadre de sa terre et de ses grands arbres une jolie nature, un peu passive et molle. Elevé par sa grand'mère, il est comme Sturel l'enfant des femmes. Il rassemble heureusemiertt dans une figure intéressante ce qu'il y a dans le traditionalisme de M. Barres de confortable, de reposant et d'un peu court.

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