RONDE DE TABLE, ENTRE AMIS, EN
àIH : Au coin du feu.
Chers amis, on nous vante, En semant Tépouvante,
L'égalité ; Plus on nous tyrannise Et plus on préconise
La liberté. {Ter.}
Partout on pille, on vole.
Et partout on viole
L'égalité; Partout on vous arrête Au moment qu'on décrète
La liberté* (Ter.)
Si le faible succombe, On grave sur sa tombe :
« L'égalité ; »
Et quand il perd la vie On veut encore qu'il crie
« La liberté ! »
Des brigands qu'on honore.
Osent parler encore
D'égalité !
vous qu'on emprisonne î Brisez les fers que donne
I^ liberté !
Impunément l'on tue En préchant dans la rue
L'égalité.
L'aimable souveraine (i) Borne aux bonnets de laine
La liberté. (Ter.)
Quiconque, trop sincère, Traiterait de chimère
L'égalité, Irait bientôt, peut-être , Savourer à Bicêtre
La liberté. {Ter.)
Dans ce temps de démence, En vain je cherche en France
L'égalité.
Elle n'est pas des nôtres ; Et même on garde à d'autres
La liberté. [Ter,)
Que Tamitié nous prouve Qu'entre nous on retrouve
L'égalité.
Dans ce séjour aimable, Plaçons à notre table
La liberté. [Ter.)
Qu'ici chacun révère, En remplissant son verre.
L'égalité.
Bouchon de la bouteille , Donne au jus de la treille
La liberté. (Ter.)
BEFFROT DE REICNY.