‹ Trésor de la chansonChapitre 17 sur 102 · LA COLONNE · texte numérisé non relu

LA COLONNE

AIR counu.

Salut! monument gigantesque De la valeur et des beaux-arts !

D une teinte chevaleresque Toi seul colores nos remparts.

De quelle gloire t'environne Le tableau de tant de hauts faits !

Ah! qu'on est fier d'être Français Quand on regarde la Colonne !

Anglais , fiers d'un jour de victoire, Par vingt rois conquis bravement, Tu prétends, pour tromper l'histoire, Imiter ce beau monument :

Souviens-toi donc, race bretonne.

Qu'en dépit de tes factions, Du bronze de vingt nations Nous avons formé la Colonne.

Et VOUS qui domptez les orages,

Guerriers, vous pouvez désormais

Du sort mépriser les outrages :

Les héros ne meurent jamais.

Vos noms, si -le temps vous moissonne^

Iront à la postérité ;

Vos brevets d'immortalité

Sont burinés sur la colonne.

Pourquoi sur Tonde fugitive Se soustraire au pouvoir royal ?

Pour moi , comme la sensitive, Je mourrai sur le sol natal.

Ah ! si la France un jour m'ordonne De chercher au loin le bonheur.

J'irai mourir au chanip d'honneur.

Ou bien au pied de la colonne.

EMILE DEBRAUX.

Page 1