ELOGE DE L EAU
AIR : J'ai Ta partout dans mes lojigru.
Quand tous les peuples en délire De Bacchus chantent \a gîvUé,
Quand tout veut célébrer Tempire D'une funeste déïté, Moi, repoussant Terreur commune, Je prends un essor tout nouveau ; A Bacchus j'oppose Neptune, Je chante les bienfaits de Teau.
Ah! c'est à Teau que la nature
Doit sa splendeur et sa beauté ;
Les prés lui doivent leur verdure,
La terre sa fécondité;
Par elle tout se vivifie,
Les fleurs, les fruits et le raisin.
Sans une bienfaisante pluie
Yous n'auriez pas d'aussi bon vin.
Voyez dans la brûlante plaine Cet infortuné voyageur, Haletant , respirant à peine.
Mourant de soif et de langueur; Ce vin qu'à l'eau chacun préfère Irrite sa soif de nouveau ; A tous les trésors de la terre 11 préfère une gôutle d'eau.
Lorsque dans le cristal de l'oud^ Se désalière la vertu ,
62 tivRfe IV*
Souvent les meilleurs vins du monde Sont chez le crime parvenu.
Aux vins exquis de l'opulence L'honnête homme préfère aloi*s L'eau de la modeste innocence , Que l'indigent boit sans remordSi
De l'eau l'utilité suprême Commence par nous en naissant; Et c'est par l'eau du saint baptême Que l'homme devient innocent.
La véritë> trop méconnue, N'ayant chez nous plus de réduits ^ Dans l'eau se plongea toute nue ; Son sanctuaire fut un puits.
FRÉD. BOURGUIGNONi
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CMAKSOniS PHll^OSOPHIOVilS.