RIRA BIEN QO RIRA LE DERNIER
AIR du TaudcTille de Décenct ou d« mon Ilabil.
>s fiers dédains sur notre vie austère, Cœurs mondains, ne nous troublent pas, ec fracas vous brillez sur la terre.
Et nous ne suivons point vos pas,
iâ6 LIVRE V*
Le dimanche et les jours de fête,
Vous les donnez au tavernier.
Nous devant Dieu nous inclinons la tête. . .
Mais rira bien qui rira le dernier.
Faibles chrétiens, que le monde importunai
En Dieu seul est notre soutien ; Dans les splendeurs, comme dans l'infortune,
C'est notre plus doux entretien.
Vous, que dirige en sens contraire
Des enfers le gonfalonnier.
De vos plaisirs Dieu ne peut vous distraire* Mais rira bien qui rira le dernier.
Aux jeûnes durs, à la rude abstinence,
Opposez vos festins joyeux , Raillez nos mœurs, et notre contenance,
Et nos scrupules un peu vieux.
Chez les chrétiens Tànie est la reine;
Le corps est humble et prisonnier ; Chez vous la chair est libre et souveraine... Mais rira bien qui rira le dernier.
Vous avez ri de nous voir h confesse , Honteux, rougir de nos péchés.
Dans la fierté que votre orgueil professe.
Vous tenez les v6tres cachés.
Mais embarqués pour l'autre inonde
Avec le falal nautonnier, Serez-vous vains de votre poids immonde?..
IVon, rira bien gui rira le dernier.
Vous évitez les enfants de Téglise,
Et servez un monde trompeur.
Eux cependant garnissent leur valise
Pour le jour où tous auront peur.
Quand sortant dm cercueil livide,
Chacun ouvrira son panier, Que direz-vous ? Le vôtre sera vide. . .
Ah ! rira bien qui rira le dernier.
SSaOTS^Lâ^^ ^2^a<
CHAM^OMS SI]¥«lJIiIKBES.
oO©-