‹ Trésor de la chansonChapitre 58 sur 102 · AH ! QUE J'ÉTAIS BÊTE · texte numérisé non relu

AH ! QUE J'ÉTAIS BÊTE

AIÏ : Quaod la mère roage apparut.

Longtemps dupe des erreurs Dont ce monde abonde.

J'ai trop connu les trompeurs Qu'aujourd'hui je fronde :

Je croyais tout bonnement

A leur tendre épancfaement»

A leur probité , Leur sincérité ; L'amitié, La pitié, Me tournaient la tête :

Ah ! que j'étais bête !

Je croyais qu'on méprisait

Le fard qui déguise ; Que jamais on ne plaisait

Que par la franchise ;

J'ignorais qu'à tout venant On prodiguât maintenant Fade compliment Tourné joliment , Mais qui ment , Et pourtant Que souvent on quête :

Ah I que j'étais béte!

Je croyais tous les auteurs

Pleins de modestie»

Et qu'entre tous les acteurs

Régnait sympathie ; Je comptais mille savants , Et très-peu de charlatans , Point de médisants , De malins plaisants , De méchants»

Ni de gens A mauvaise tête t Ah 1 que j'étais béte!

Je croyais qu'on détestait

Flatteurs et courbettes; Que du bon ton il^tait

De payer ses dettes ;

Je traitais de commerçant L'Harpagon compatissant , Qui; vous caressant Par mois , en passant , Vous surprend Seulement Cent pour cent De l'argent qu'il prête. • , Ah ! que j'étais béte l

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